INT. SALLE DE CONFERENCE – DE NUIT
BARTLET et son staff prépare le Discours Annuel. Le Président est derrière le podium de la salle de presse et mit son prompteur.
BARTLET
Avec près de 18 millions de nouveaux emplois, des salaires qui augmentent de plus de deux fois du taux d'inflation, un accès à la propriété le plus élevé de notre histoire, le nombre le plus bas de petit salaire en trente ans et le plus petit taux de chômage en période de paix depuis 1957, je me présente devant vous, pour vous dire que l'Amérique vient de vivre la plus longue période d'expansion économique de toute son histoire. Pour la première fois en trois décennies, le budget est équilibré, avec un déficit de 290 millions de dollars il y a tout juste dix ans...
TOBY
Milliards de dollars.
TOBY interrompt le Président. LEO est assis à côté de lui.
BARTLET
Quoi ?
TOBY
290 milliards.
BARTLET
Qu'est-ce que j'ai dit ?
TOBY
Vous avez dit million, mais continuez !
BARTLET
J'ai dit millions ?
TOBY
Oui.
BARTLET
(éclaircit sa voix)
Avec un déficit de 290 milliards de dollars il y a tout juste...vous...vous savez c'est écrit millions sur le prompteur, je viens de le voir !
TOBY
Sam?
SAM se trouve derrière et contrôle le prompteur avec d'autres membres du staff.
SAM
C'est de notre faute.
BARTLET
Attendez, je vais reprendre au début.
Le Président tousse, il transpire et semble fatigué.
BARTLET (CONT)
Mr le Président, Mr le Vice Président...
INT. SALLE DE PRESSE - EN CONTINU
JOSH et C.J. regarde eux aussi le Président à la télévision.
BARTLET (VO)
Membres de ce 106ème Congrès, honorables invités...
JOSH
Il a pas l'air d'aller bien.
C.J.
Ouais.
JOSH
Il est pâle et il transpire.
C.J.
T'as raison !
JOSH
Tu crois qu'il est malade ?
C.J.
Chais pas.
JOSH
Est-ce qu'il aurait des ganglions ?
C.J.
Mince.
JOSH
Quoi ?
C.J
Tu sais ce que j'ai oublié de faire ?
JOSH
Quoi ?
C.J.
J'ai oublié de palper ses ganglions.
JOSH
Tu penses que le sens de l'humour dont tu uses comme mécanisme de défense est la raison pour laquelle tu as du mal à trouver un mec ?
C.J.
Ecoute...
JOSH
Non, c'est vrai, on est à moins de 44 heures maintenant de son Discours Annuel et il a pas l'air d'aller très bien !
INT. SALLE DE CONFERENCE – EN CONTINU
BARTLET continue de lire le prompteur.
BARTLET
...Et comment nous avons fait du rêve Américain une réalité à la portée de tous. Il y a un an, devant cette honorable assemblée... Attendez là, vous m'avez écrit honorable avec un point virgule en plein milieu du mot !
SAM
On va corriger.
BARTLET
Le point virgule se prononce ?
LEO
Continuer, Mr le Président.
BARTLET
Il y a un an je suis venu devant cette honorable assemblée avec pour mission de restaurer le rêve américain pour tous nos concitoyens. Alors que nous contemplons le vaste horizon des possibilités qui s'offrent à nous à l'aube de ce 321ème siècle...Wow, j'ai peut-être vu un peu grand là !
SAM monte sur le podium aux côtés du Président.
SAM
Leo...
LEO
On va faire un break !
BARTLET
Je dois dire " plus fort " ici, c'est ça ?
SAM
Qu'est-ce qui est écrit ?
BARTLET
Je suis fier de vous dire que notre pays est plus gore qu'il ne l'était il y a un an !
SAM
Faute de frappe !
BARTLET
J'peux aussi dire ça !
TOBY
Sam?
SAM
Je m'en occupe !
SAM repart. JOSH et C.J. s'approchent du Président et l'accompagnent alors qu'ils sortent de la salle.
JOSH
Mr. Le Président?
BARTLET
Oui Monsieur ?
JOSH
Comment vous sentez vous ?
BARTLET
Mais pourquoi tout le monde me demande ça, aujourd'hui ?
JOSH
Vous n'avez pas l'air en forme.
BARTLET
Je vais bien.
JOSH
Vous êtes pâle et vous transpirez.
BARTLET
Je vais bien !
INT. COULOIR – EN CONTINU
C.J.
Vous devriez prendre quelque chose, Monsieur.
BARTLET
Je prends des tas de choses, C.J.
C.J.
Qu'est-ce que vous prenez ?
BARTLET
Je ne sais pas, ma femme me donne des pilules et je les avale avec de 'l'eau.
SAM
Monsieur?
BARTLET
Vitamine C. Vitamine B. Est-il possible que je prenne quelque chose du nom d'euthanasia ?
SAM
Echinacea?
BARTLET
Ah, ça ressemble plus à ça, oui. Toby?
TOBY
Oui, Monsieur.
C.J.
Mr. Le Président ?
BARTLET
Je prends mes pilules, C.J.
C.J.
Est-ce que vous les prenez vraiment ou est-ce que vous les transportez dans vos poches ?
BARTLET
Vous savez, les transporter dans ma poche c'est déjà un grand progrès pour moi.
C.J.
Vous devez prendre vos cachets.
BARTLET
Toby?
TOBY
Oui ?
BARTLET
"Comment avons nous fait du rêve américain une réalité pour tous ceux qui ont œuvré pour lui."
TOBY
Oh, voyons !
BARTLET
Si, si, il faut ajouter "pour tous ceux qui ont œuvré pour lui."
JOSH
Evidemment, c'est ce que je disais !
TOBY
On a décidé ça il y a deux mois.
JOSH
Les analyses de vote étaient assez convaincantes, il faut rajouter " nous avons besoin de ceux qui œuvrent pour lui ". Et je vais te dire autre chose.
TOBY
Non. Mr le Président ?
JOSH
L'ère du grand gouvernement, c'est fini.
TOBY s'arrête. Le reste du groupe fait de même.
TOBY
Ca s'est passé quand ?
JOSH
Ce matin, on avait un meeting.
TOBY
On a décidé d'offenser les pauvres gens ?
JOSH
Les gens que nous offensons ne regardent pas le Discours Annuel.
TOBY
Moi je ne vois pas pourquoi.
Le groupe reprend sa marche dans le couloir. Ils s'arrêtent au coin du Bureau Ovale.
BARTLET
C'est tout ce qu'ils attendent pour al réforme sociale, alors disons ça !
TOBY
Très bien, mais quand vous serez visité au milieu de la nuit par le fantôme du futur, ne venez pas me chercher !
BARTLET
C'est dommage Toby, parce que c'est justement vous que j'irai chercher dans ce cas là !
TOBY
Vous n'avez pas l'air bien !
BARTLET
Moi ? Je contemple le 321ème siècle, Monsieur, je suis très occupé !
LEO
Terminons ça ici !
(montre son bureau)
C.J.
Mr. Le Président?
BARTLET
Oh, mon Dieu. Je vais prendre les pilules C.J.
C.J.
Voudriez vous les prendre maintenant ?
BARTLET
Oui, je vais dans le Bureau Ovale et je vais m verser un verre d'eau de la superbe carafe Steuben qui nous a été offerte par la Radio Charité Chrétienne, chère amie.
TOBY
Mr. Le Président?
BARTLET
Ce que je veux vous dire avant que vous ne m'appeliez Alzeimer Bartlet, c'est n'oubliez pas ! J'ai eu une très jolie carafe en cristal pour avoir été voyez vous un type bien.
TOBY
Oh, vous m'avez convaincu cette fois ci Mr Le Président.
C.J.
Monsieur?
BARTLET
(brandit le petit cachet contenant les pilules)
Je vais prendre mes pilules !
BARTLET rentre dans le Bureau Ovale et ferme la porte. SAM, LEO, TOBY, JOSH, et C.J. attendent à l'extérieur.
SAM
Vous savez une chose.
LEO
Hmm?
SAM
On a pas été invité.
TOBY
Comment ça ?
SAM
Théoriquement le Président de la Chambre invite le Président à délivrer son Discours Annuel.
TOBY
Nous n'avons pas encore été invité !
SAM
Pas encore.
LEO
Est-ce que quelqu'un s'occupe de ça ?
SAM
Je vais m'en occuper !
TOBY
Bien, parce que nous voulons être en mesure de déclarer que notre pays est bien plu " gore " qu'il ne l'était l'an passé !
SAM
J'ai pas fini de l'entendre !
C.J.
Non.
LEO et C.J. se mettent à rire.
CRASH!
L'équipe entend un bruit de verre brisé provenant du Bureau Ovale. Ils se rendent aussitôt dans le bureau.
INT. BUREAU OVALE – EN CONTINU
Le Président est étendu, inconscient sur le sol. La carafe Steuben st brisée à côté. On entend l'arrivée des services secrets.
SECRET SERVICE AGENT (OS)
Il est tombé.
C.J.
Vite, le Docteur !
Les membres du staff tentent de prendre le pouls du Président.
INT. BUREAU OVALE – DE NUIT
BARTLET a repris conscience. Il est assis dans un fauteuil. L'ADMIRAL HACKETT vient juste de prendre sa température.
Son staff l'entoure.
HACKETT
Oui, vous avez un peu plus de 38.5. A mon avis vous avez attrapé la grippe. Mais il vaudrait mieux faire un électrocardiogramme.
BARTLET
Non, c'est inutile, docteur.
LEO
On va le faire.
BARTLET
C'est juste un vertige.
LEO
On va allez à l'hôpital.
BARTLET
Je n'ai pas eu de crise cardiaque Leo. Rassurez vous, ce n'est pas un infarctus, c'est une grippe.
HACKETT
On va vous faire une prise de sang et une radio pulmonaire.
LEO
(à Hackett)
Vous pensez à une pneumonie ?
HACKETT
Non, à une grippe, c'est tout. Mais en négligeons rien.
BARTLET
Leo, ça va !
MRS. LANDINGHAM s'approche. Elle lui tend une feuille de papier.
MRS. LANDINGHAM
Mr. le Président?
BARTLET
Oh merci, Mme. Landingham... Mme. Landingham, comment me trouvez vous ?
MRS. LANDINGHAM
Vous êtes très beau garçon Mr le Président.
BARTLET
(à Leo)
Ah, vous voyez !
LEO
(à Hackett)
Qu'est-ce qu'on doit faire ?
HACKETT
On verra ça demain matin, mais je vais rester avec lui, une heure ou deux.
LEO
Faisons les analyses, envoyez les au labo, on fera l'électro et la radio demain matin.
HACKETT
D'accord.
LEO
(à Bartlet)
Vous, allez vous coucher !
BARTLET
Pas tout de suite.
LEO
Mr. le Président?
BARTLET
Situation d'urgence.
BARTLET donna à LEO le papier que LEO s'empresse de lire.
LEO
Très bien, allons y et ensuite vous irez vous coucher !
(à Hackett)
On se retrouve à la Résidence dans quelques minutes.
Le Président se lève et se sentant encore faible, manque de retomber. Ils tentent tous de le rattraper.
JOSH
Oh !
BARTLET
C'est une blague !
TOBY
Vous êtes sûr que ça ira Mr le Président ?
BARTLET
Avec mes 38.5, j'ai encore du jus !
SAM
Oui, bien sûr, Monsieur.
INT. SALLE DE CRISE – DE NUIT
L'Etat Major est réuni, avec à sa tête l'AMIRAL FITZWALLACE. Ils attendent le Président.
FITZWALLACE
Je vais lui dire "régulier mais peu important" ? Vous êtes tous d'accord messieurs ?
MITCH
Oui.
TOM
Oui.
OFFICIER 1
Amiral?
FITZWALLACE
Qu'est-ce que ça donne ?
OFFICIER 1
On a le second, le troisième le 103ème, le 106ème et le 107ème.
FITZWALLACE
Merci.
Les portes s'ouvrent devant BARTLET et LEO. Tous se lèvent.
BARTLET
quelqu'un sait si les Celtics ont gagné ce soir ?
MITCH
Nous allons nous renseigner, Monsieur.
MITCH fait signe à un officier de passer un coup de fil. Ils s'assoient.
LEO
Qu'est-ce qui se passe.
FITZWALLACE
Il y a eu des conflits réguliers mais peu importants, observés sur toute la ligne de cessez le feu. Si on regarde les analyses des photos de reconnaissance, on peut voir que l'Inde a envoyé de nouvelles unités pour renforcer ses positions à la frontière.
BARTLET
Il y a 2 semaines de cessez le feu. On a encore quatre jours avant la fin.
FITZWALLACE
Oui, mais ils se préparent.
BARTLET
Que disent les renseignements sur les Pakistanais ?
TOM
Ils sont particulièrement inquiets car si les indiens continuent leur offensive, le Pakistan ne pourra pas défendre sa capitale avec des forces conventionnelles.
LEO
Est-ce que c'est du vent ou est-ce que c'est sérieux ?
FITZWALLACE
Ils ont ordonné la mise sous contrôle de certaines de leurs armes nucléaires à leur haut commandement, mais je pense qu'ils veulent seulement attirer notre attention.
BARTLET
Ils attirent la mienne.
LEO
Et celle de la Chine.
FITZWALLACE
Monsieur, je vais mettre en alerte les B-1 placés à Manille et mettre à la 49ème de tactique et reconnaissance en alerte rouge.
BARTLET
Je vais aller me coucher. Mais n'hésitez pas à m'appeler s'il y a du nouveau.
FITZWALLACE
Oui, Monsieur.
BARTLET et LEO s'avancent vers la porte. L'OFFICIER raccroche le téléphone et arrête BARTLET.
OFFICIER 2
Mr. Le Président?
BARTLET
Oui ?
OFFICIER 2
L'équipe des Celtics a perdu.
BARTLET
Ouais. Bonne nuit !
JOINT CHIEFS OF STAFF
Bonne nuit, merci, Mr. Le Président.
BARTLET quitte la pièce suivi de LEO.
INT. BUREAU DE C.J. – DE NUIT
MANDY et DANNY attendent la même personne.
MANDY
Moi je trouvais ça mignon.
DANNY
Alors je la laisse repousser.
MANDY
Ouais.
DANNY
D'accord.
C.J. rentre dans son bureau.
C.J.
Salut !
MANDY
C.J., tu trouves pas que Danny était très mignon avec toute sa barbe ?
C.J.
En fait, je ne me suis pas posé la question.
DANNY
Tu as tout ton temps !
C.J.
Qu'est-ce que tu veux ?
DANNY
Je suis passé voir mon poisson !
C.J.
Le poisson va bien et j'ai besoin de mon bureau.
DANNY
Tu veux que je m'en aille ?
C.J.
Oui.
DANNY
D'accord.
MANDY
Bonne nuit.
DANNY
Bonne nuit.
C.J.
(sèchement)
Il y a quelques semaines, il m'a offert un poisson. Celui ci !
C.J. regarde Gail, le poisson.
MANDY
C.J., ça te dérangerait d'être un peu plus aimable avec lui ?
C.J.
Toi ça ne semble pas te déranger !
MANDY
C.J.?
C.J.
Qu'est-ce que tu veux ?
MANDY
Attends, tu plaisantes ?
C.J.
Oui.
MANDY
C.J.?
C.J.
Je plaisantais.
MANDY
Tu étais sérieuse !
C.J.
Je plaisante à froid.
MANDY
L'article sera publié demain.
C.J.
Leo ?
MANDY
Oui.
C.J.
Comment tu le sais ?
MANDY
C'est sur Internet.
C.J.
Ils disent tout ?
MANDY
Oui.
C.J.
Je vais le voir.
C.J. sort.
INT. BUREAU DE LEO – DE NUIT
LEO rentre suivi de MARGARET.
MARGARET
On était pas invité ?
LEO
C'est exact !
MARGARET
Je croyais que c'était une obligation constitutionnelle.
LEO
C'en est une.
MARGARET
Alors pourquoi faut-il qu'on soit invité ?
LEO
Mais c'est une formalité.
MARGARET
Alors la...
LEO
Ca remonte au Parlement, qu'est-ce que je peux y faire moi ?
MARGARET
D'accord.
MARGARET commence à sortir.
LEO
Ah oui, rappelez à Josh de choisir quelqu'un.
MARGARET
De choisir quelqu'un ?
LEO
Oui.
MARGARET
Il sait ce que ça veut dire lui ?
LEO
Oui.
MARGARET
Parce que moi j'ignore...
LEO
Margaret!
MARGARET
D'accord !
MARGARET sort quand C.J. rentre.
C.J.
Excuse moi.
LEO
Oh, bonjour C.J.
C.J.
Bonjour.
LEO
Qu'est-ce qui se passe ?
C.J.
Comment va le Président?
LEO
Il est couché, Hackett est là bas avec lui.
C.J.
Sa femme est au courant ?
LEO
Elle a annulé son voyage, elle a décidé de rentrer aussitôt.
C.J.
Leo.
LEO
Cette fois ça y est...demain.
C.J.
Oui, c'est déjà sur Internet.
LEO
Ok.
C.J.
On pourrait prendre les devants...
LEO
Oui.
C.J.
Tu parleras à la presse demain matin ?
LEO
Oui.
C.J.
On travaillera d'abord tous les deux, d'accord ?
LEO
Oui.
C.J.
Très bien.
C.J. regarde LEO un instant.
C.J.
Très bien.
C.J. quitte la pièce.
INT. CHAMBRE DU PRÉSIDENT – DE NUIT
BARTLET est assis sur son lit, au téléphone. HACKETT est présent et prépare des médicament pour le Président. CHARLIE regarde.
BARTLET
(au téléphone)
Ca sonnait plutôt bien. Je ne dis pas que je veux le garder Toby, je veux seulement savoir si ça s'insère bien. L'ère du Grand Gouvernement est terminée...D'accord, merci.
BARTLET raccroche le téléphone et replie son bras après l'injection de HACKETT.
CHARLIE
Comment allez vous, Monsieur?
BARTLET
Oh, je vais à peu près aussi bien que quand vous me l'avez demandé tout à l'heure, il y a cinq minutes.
CHARLIE
Excusez moi.
BARTLET
Nan, c'est rien ! Je connais plus difficile Charlie, le plus difficile, c'est ce qui va arriver là, maintenant !
La porte de la chambre s'ouvre et ABBY entre aussitôt.
ABBY
Bonsoir !
BARTLET
Salut !
CHARLIE
Bonsoir, Madame.
ABBY enlève sa veste et la pause sur une chaise.
ABBY
Bonsoir, Charlie. Comment allez vous ?
HACKETT
Bonsoir Madame, je suis l'Amiral Hackett. J'étais de garde lorsque c'est arrivé.
(lui tend la main)
ABBY
(lui serre la main)
Enchantée de vous connaître Amiral. Charlie, pourriez vous aller me chercher mes bagages, s'il vous plaît.
CHARLIE s'occupe du sac de la Première Dame. ABBY prend connaissance des notes de HACKETT. Le Président essaie d'attirer son attention.
BARTLET
Abby?
ABBY
(regarde les notes du médecin)
Alors ? Température, 38.5 ?
HACKETT
Oui, Madame.
ABBY
Quand l'avez vous prise ?
HACKETT
Il y a environ une heure.
ABBY
Comment est sa tension ?
HACKETT
Sa tension est tombée après son malaise mais elle revient à la normale.
ABBY
10.5/7, j'ai vu ici !
HACKETT
Oui.
ABBY
Je vais lui faire une injection de sérum et de vitamines en solution.
(à Jed)
Eu, Chéri, as tu encore des vertiges ?
BARTLET
Je me demandais à quel moment tu prêterai attention à moi.
ABBY
Tu as encore des vertiges ?
BARTLET
Non.
ABBY
Je n'en crois rien, donnez lui de la Flumadine, à 100 milligrammes, deux fois par jour.
HACKETT
Oui, Madame.
ABBY
Merci, Amiral. Pourriez vous attendre à côté cinq minutes ?
HACKETT
Bien sûr Madame.
HACKETT sort.
ABBY
Merci Charlie.
(pause)
Charlie, ça ne vous ennui pas d'aller à côté, cinq minutes ?
CHARLIE
Non, Madame. Vous n'avez besoin de rien ?
ABBY
Non, merci beaucoup.
CHARLIE sort et ferme la porte derrière lui.
BARTLET
Tu es très sexy quand tu fais le docteur, tu sais ça ? Fais moi une injection de vitamines en solution, avec tes 100 mg de Flumadine, c'est excitant !
(pause)
Je vais te culbuter.
ABBY
Tu es bien atteint on dirait !
BARTLET
Je suis dingue de ma femme.
ABBY vérifie les réflexes de son mari.
ABBY
T'as attendu 25 minutes pour me prévenir !
BARTLET
Fitzwallace m'a convoqué en situation d'urgence. Il y a eu d'autres mouvements au Kashmir.
ABBY
Je me fiche que le Canada envahisse le Michigan. Jed, tu me préviens !
BARTLET
Abby?
ABBY
Arrête de parler.
BARTLET
J'ai cassé la carafe en cristal Steuben dans le Bureau Ovale.
ABBY
C'est pas grave.
BARTLET
Je suis sérieux, Abby, ça va bien.
ABBY
Tu aurais pu te briser le crâne !
ABBY fait un injection à JED qui ronchonne.
BARTLET
Mais je l'ai pas fait.
ABBY
(calmement)
C'était la même chose qu'à Nantucket?
BARTLET
Oui.
ABBY
Ou c'était plus comme la fois chez mes parents ?
BARTLET
Ca je m'en souviens vraiment pas !
ABBY
Ca va aller, allez détends toi, tu vas dormir dans une minute.
ABBY enlève un oreiller pour que le Président puisse s'allonger.
BARTLET
Fitzwallace dit que les Pakistanais ont ordonné de mettre sous contrôle certaines de leurs armes nucléaires pendant le conflit.
ABBY
T'inquiète pas, Leo va s'en occuper. Il faut que tu dormes.
BARTLET
Je suis vraiment navré pour la carafe. Je voulais prendre les pilules que tu m'as donné.
ABBY
Dors bien mon chéri.
BARTLET
Je pourrais très bien te culbuter.
ABBY
Bien sûr que tu pourrais !
BARTLET s'endort et ABBY le contemple avec un air inquiet. Elle s'assoit et observe la chambre.
INT. BUREAU DE JOSH – DE JOUR
JOSH est au téléphone.
JOSH
Je ne pense pas qu'on nous l'ait envoyé par courrier normal. C'est une invitation pour le Président à s'adresser au Congrès, et à mon avis, c'est un pli à lui remettre en main propre.
(il écoute)
Merci.
DONNA frappe à la porte.
JOSH
Oui ?
DONNA
Margaret est passée.
JOSH
Ouais.
JOSH sort dans le couloir.
INT. BUREAUX DES SECRETAIRES – EN CONTINU
DONNA le suit.
DONNA
Elle a dit que Leo a dit de te rappeler de choisir quelqu'un.
JOSH
Très bien.
DONNA
Elle a dit que tu saurais ce que ça veut dire.
JOSH
Ouais.
DONNA
Tu sais ce que ça veut dire ?
JOSH
Ouais.
DONNA
Parc que moi je ne sais pas.
JOSH
Quelqu'un sur la liste de succession est obligé d'être absent à ce Discours Annuel.
DONNA
Pourquoi ?
JOSH
Donna !
DONNA
Ah oui, je sais pourquoi !
JOSH
Ouais ?
Il continuent leur marche.
INT. HALL – EN CONTINU
DONNA
Comme ça si quelqu'un fait exploser la salle...
JOSH
Oui.
DONNA
Qui vas tu choisir ?
JOSH
Qui crois tu que je devrais choisir ?
DONNA
Tu devrais me choisir moi.
JOSH
Ah oui ?
DONNA
Oui, je le sens bien.
JOSH
Et quel est exactement ton rang sur la liste de succession ?
DONNA
Oh, si quelqu'un fait exploser le Capitole pendant le Discours Annuel, j'imagine que je vais sauter quelques échelons.
JOSH
Ha ha ha ! Bien vu !
Ils ouvrent la porte.
INT. CORIDOR – EN CONTINU
DONNA
Et donc, ce sera qui ?
JOSH
Roger Tribby.
DONNA
Le ministre de l'agriculture ?
JOSH
Ouais.
JOSH et DONNA s'arrêtent.
JOSH
Ecoute, soit gentille avec Margaret et Leo aujourd'hui. C'est peut-être pas le plus mauvais jour de leur vie, mais il sera bien placé au top 50 !
DONNA
D'accord.
JOSH
A tout à l'heure.
DONNA va dans une autre direction. JOSH continue sa route.
INT. BUREAU DE LEO – DE JOUR
JOSH rentre et ferme la porte. LEO lit le communiqué que Sam a préparé. Ils préparent sa conférence de presse. SAM et C.J. sont assis sur le sofa.
LEO
Je regrette infiniment l'affliction et les ennuis que j'ai causé à tous les gens impliqués dan ma vie.
JOSH
Quand vous êtes sorti de Sierra Tucson, avez vous assisté à des réunions de soutient ?
JOSH s'assoit lui aussi.
LEO
Les A.A. par exemple ?
C.J.
Ne cite pas les A.A. s'ils ne citent pas les A.A.
JOSH
Après Sierra Tucson avez vous assisté à des réunions de soutient ?
LEO
Oui.
JOSH
Y assistez vous encore ?
LEO
Oui.
C.J., SAM et JOSH semblent choqués.
C.J.
Où ça ?
LEO
Je ne répondrai pas à ça !
C.J.
Tu y vas souvent ?
LEO
Je ne répondrai pas à ça non plus.
JOSH
Pourquoi ne pas dire aussi souvent que nécessaire ?
SAM
Nécessaire ?
JOSH
Oui, c'est pas le mot.
C.J.
Ne dis pas ça !
LEO
Quoi d'autre ?
SAM
Le Président est au courant ?
LEO
Le Président et moi avons un long passé commune t des relations personnelles extrêmement étroites.
SAM
Vous n'avez pas répondu à la question.
LEO
Le Président est au courant ainsi que le FBI et les Services Secrets.
C.J.
Ont-ils émis une objection au fait qu'avec votre problème vous occupiez une aussi haute position ?
LEO
Oui, ils redoutaient que j'aille céder des secrets d'Etat à la Bolivie pour une bouteille de...
JOSH
C'était pas totalement ridicule comme question !
LEO
Oh mais ça ira !
C.J.
Très bien.
LEO se rend à son bureau. SAM, JOSH et C.J. s'apprête à partir.
SAM
Euh Leo, j'ai écrit un projet pour le communiqué de soutient du Président. Tu pourrais avoir...
LEO
(surpris)
Qu'est-ce que tu as fait ?
SAM
J'ai écrit un projet pour le communiqué de soutient du Président.
LEO
Qui t'as dit t de faire ça ?
SAM
Le Président n'était pas en condition...
LEO
(crie)
Oh, je donnais parfaitement sa condition. Je te demande qui t'as dit de travaillé sur un communiqué de soutient.
JOSH
Toby lui a dit hier soir...
SAM
Je n'ai pas eu besoin qu'on me le dise ! Si je vois qu'on t'attaque, je réagis !
LEO
Non, ton job ce n'est pas de me protéger moi, Sam. C'est de protéger le Président.
SAM
Leo...
LEO
Fais moi plaisir, Sam. Ne prends pas d'initiative, ne vole pas à ma défense ! Je ne veux pas te voir dans Crossfire. Je ne veux pas te voir dans Larry King. Je ne veux pas lire ton nom dans Newsweek, si ce n'est sur demande express du Président en personne !
(il se calme)
Et si je dois tomber, je dois tomber. Et je n'entraînerai personne avec moi ! Est-ce que c'est clair ?
SAM
Oui, Monsieur.
LEO
Je suis prêt, allez travailler !
SAM sort, suivi de JOSH et C.J.
INT. CHAMBRE DU PERSIDENT – DE JOUR
BARTLET est assis sur son lit, toujours en pyjama. Abby est assise près de lui, vêtue d'un tailleur. Elle vient de lui prendre sa température.
ABBY
Bon, la bonne nouvelle c'est que ta température est tombée.
BARTLET
J'peux aller au bureau ?
ABBY
Non.
BARTLET
Pourquoi ?
ABBY
Elle n'est pas assez descendue et elle risque de remonter.
BARTLET
Pourquoi ?
ABBY
Parce que tu as la grippe.
ABBY prend son stéthoscope et le pose dans le dos du Président.
BARTLET
Il y a une chose qui m'intrigue. Je ne t'ai jamais vraiment vu étudier quand tu étais en médecine.
ABBY
Respire à fond.
BARTLET
Est-ce que tu sais seulement ce que tu es en train d'écouter, là ?
(inspire)
ABBY
Est-ce que tu sais avec combien d'autres hommes j'aurai pu me marier ?
BARTLET
(expire)
Non. Combien ?
ABBY
Shhh.
BARTLET
Je vais aller travailler.
ABBY
D'accord.
BARTLET
C'est vrai ?
ABBY
T'es libre !
BARTLET
J'y vais.
BARTLET tente de se lever mais échoue, réalisant qu'il est encore trop faible.
BARTLET
Oh-oh.
ABBY
Alors, qu'est-ce que t'attends ?
BARTLET
D'accord. Je crois que je vais rester encore un petit peu.
ABBY
Ok.
INT. CORRIDOR – DE JOUR
LEO attend à l'extérieur de la salle de conférence. CAROL ouvre la porte.
CAROL
Leo?
LEO
Mm-hmm?
CAROL
On attend plus que vous.
LEO
Merci.
CAROL
Besoin de rien ?
LEO
Non.
CAROL
Très bien.
LEO entre dans la salle.
INT. SALLE DE CONFERENCE – EN CONTINU
Les REPORTERS sont installés. Nombreux flashs photos. LEO monte derrière le podium habituellement attribué à C.J.
LEO
Bonjour à tous.
REPORTERS
Bonjour.
LEO
Un article que beaucoup d'entre vous si ce n'est vous tous doivent déjà connaître va se trouver largement publié d'ici la fin de la journée. Je voudrais profiter de cette opportunité pour vous lire un bref communiqué avant de répondre à vos questions.
(il lit)
En juin 1993, j'ai volontairement choisi de m'inscrire à Sierra Tucson dans un centre de désintoxication pour traiter une dépendance à l'alcool et au valium.
LEO regarde face à lui, et se voit la cible des flashs.
LEO
J'ai vraiment été soigné pour alcoolisme et usage de drogue.
Il lève les yeux de nouveau.
LEO
Je regrette infiniment l'affliction et les ennuis que j'ai causé à tous les gens impliqués dans ma vie. Et je souhaiterais à ce propos clarifier deux ou trois choses.
INT. COULOIR – DE JOUR
DONNA et JOSH marchent.
DONNA
Roger Tribby.
JOSH
Ouais.
DONNA
Mais pourquoi choisir le Ministre de l'Agriculture ?
JOSH
Parce que le Ministre de la Justice et les Secrétaires d'Etat à la Défense et au Trésor sont connus du public, et que je veux que la caméra les trouve.
DONNA
Donc, si le Capitole venait à exploser...
JOSH
Ouais.
DONNA
L'homme vers lequel mon pays se retournerait serait le Ministre de l'Agriculture ?
JOSH
C'est mon pays aussi.
DONNA
Oui, mais tu seras mort !
JOSH
Et voilà pourquoi je ne m'inquiète pas vraiment.
DONNA
Josh?
JOSH
Donna, je n'ai pas vraiment la conviction que le Capitole puisse exploser.
DONNA
Est-ce que tu as vraiment étudié les chances qu'il a d'exploser ?
JOSH
J'en ai aucune idée.
DONNA
J'en était sûre !
JOSH voit SAM et DONNA le laisse.
JOSH
Hey Sam.
SAM
Oui ?
JOSH
J'crois qu'il s'en est bien sorti !
SECRETAIRE
Merci Monsieur.
SAM
Oui, très bien !
JOSH
J'ai lu le communiqué que t'a écrit pour le Président. Sensationnel, Sam. Désolé que personne le lise !
SAM
Le Président va le lire. Il est en train de le lire.
JOSH
Sam?
SAM
Pas d'importance.
JOSH
Leo va nous tuer.
SAM
Je m'en fous ! Ca t'ennuie ?
JOSH
Nan.
INT. SALLE OOSEVELT – EN CONTINU
TOBY est en réunion avec RAYMOND BURNS et deux autres DEPUTES au sujet du Discours Annuel.
BURNS
Toby, ça nous inquiète, le Discours mentionne quelques positions sur lesquelles les démocrates n'ont pas encore siégé.
TOBY
Ils sont libres d'écrire leur propre discours !
BURNS
Oui, je comprends, mais ce sont eux qui vont se présenter contre ça dans un an.
TOBY
En quoi ça me concerne ?
DEPUTE
A notre avis, même dans ce projet...
BURNS
Et vous avez fait des avancés ?
DEPUTE
Oui, mais même dans ce projet, on constate un rôle trop envahissant du Gouvernement Fédéral.
TOBY
Je l'ai réduit.
BURNS
Nous le savons.
TOBY
Nous avons là une occasion de faire un peu de battage. Nous avons là une occasion de donner une bonne image du Gouvernement. Pourquoi faire semblant d'être désolé de nous imposer ?
DEPUTE
Parce que c'est ce que les gens veulent entendre.
TOBY
Ah, on m'avait prévenu.
BURNS
Toby?
TOBY
Choisissez plutôt un point précis de ce discours, vous en débattez avec moi, je m'incline et alors je peux faire entrer le prochain groupe.
BURNS
Vous comprenez...
TOBY
Un passage précis. Ils font la queue là dans le couloir, et j'ai 31 heures pour...pour finir d'écrire ce...ce...
BURNS
Nous ne voulons pas...
DEPUTE
Les Subventions Fédérales pour les Arts.
TOBY
La N.E.A.?
(soupire)
Et bien ouvrons nos recueils à la page 22.
Les DEPUTES sourient.
INT. BUREAU DE LEO – DE JOUR
LEO lit une note et regarde de temps à autre la télévision qui projette sa conférence. Il finit par éteindre l'écran. MARGARET entre.
MARGARET
Leo?
LEO
Oui ?
MARGARET
Mallory est là.
LEO
Oh merci.
MALLORY entre.
MALLORY
Papa !
LEO
Hey, quelle surprise !
LEO et MALLORY s'embrassent.
MALLORY
Tu vas bien ?
LEO
Ca va.
MALLORY
Tu m'avais dit que c'était cette après midi ta conférence.
LEO
Je t'a dit que je ne savais pas. Je t'ai dit que probablement...
MALLORY
Je voulais être avec toi.
LEO
Tout va bien.
MALLORY
Non, pas du tout. Maman et moi on aurait du être là.
LEO
Oui, il faut dire qu'une photo de moi posant à côté de ma femme dont je suis séparé c'est...
MALLORY
Papa ?
LEO
Mallory?
MALLORY
Je n'ai pas envie qu'on se dispute.
LEO
D'accord. En tous cas...
MALLORY
J'ai vu un exemplaire du communiqué du Président.
LEO
(surpris)
Quel communiqué ?
MALLORY
Pour la presse, pour te défendre, il circule un peu partout.
LEO
Il circule un peu partout ?
MALLORY
C'est très émouvant papa, le Président t'aime tellement.
LEO
Excuse moi.
LEO sort.
INT. BUREAUX DE LA COMMUNICATION – DE JOUR
SAM parle avec un de ses collègues et JOSH le rejoint.
SAM
En deux exemplaires.
JOSH
Sam.
SAM
Ouais?
JOSH
Où on en est ?
SAM
Euh...on est en train de se faire allumer sur la N.E.A.
JOSH
Oh non c'est pas vrai, mais pourquoi il...
Ils se rendent dans le bureau de Sam.
INT. BUREAU DE SAM – EN CONTINU
SAM
Josh.
JOSH
C'est sur la N.E.A. qu'il est en train de se battre ?
LEO rentre, furieux.
LEO
Vous avez remis ça.
JOSH
Leo...
LEO
(crie)
Vos avez remis ça !
JOSH
Je comprends que tu sois en colère par ce qu'on a...
LEO
Est-ce que le Président l'a vu ?
JOSH
Oui, et il...
LEO
Qui lui a remis ?
JOSH
Leo?
LEO
Qui lui a remis ?
JOSH
C'est moi.
SAM
C'est moi.
LEO
Qu'est-ce que vous me faites là, Abbott et Costello?
SAM
C'est moi.
LEO
Alors écoutez...
SAM
Ils veulent te démolir, purement et simplement. Ils te détestent alors voilà ce qu'ils font. Et tu voudrais qu'on les laisse faire ? J'ai désobéi et je te prie de m'excuser mais c'est comme ça.
Derrière LEO, BONNIE vient de raccrocher le téléphone.
BONNIE
Leo?
LEO
Oui ?
BONNIE
Vus êtes attendu par la Première Dame.
LEO
J'arrive.
(à Sam)
Je ne voulais pas que ça se passe comme ça.
LEO repart.
INT. BUREAU DE LEO – DE JOUR
ABBY parle avec MALLORY.
ABBY
Ah-ah-ah-ah!
MALLORY
Abby?
ABBY
Tu en pinces pour Sam Seaborn.
MALLORY
Allons, c'est absolument faux !
ABBY
Tu en pinces pour lui !
MALLORY
Abby? Vous...
ABBY
Tu veux bien que je te donnes un conseil ?
MALLORY
J'écoute.
ABBY
Ne sors pas avec les génies, ils ne veulent pas coucher !
LEO entre.
LEO
Bonsoir.
ABBY
Ah, Leo. Bonsoir, je ne vous ai pas dérangé ?
LEO
Oh, non, non, non. Mallory, ça t'ennuierais... ?
MALLORY
Je n'en pinces pas pour lui !
LEO
(surpris)
Mallory?!
MALLORY
Oh, faut que j'y aille !
ABBY
(elle embrasse Mallory)
Bye Trésor !
MALLORY
(elle embrasse Leo)
Salut papa !
MALLORY les laisse et ferme la porte. ABBY s'assoit sur le sofa.
ABBY
Vous avez été extra !
LEO
Merci.
ABBY
Mallory est très fière de vous.
LEO
Oui...
ABBY
Leo, je suis venue car je voulais vous demander : croyez-vous qu'il y a un gros inconvénient à reculer un peu le discours ?
LEO
Il a à nouveau de la fièvre ?
ABBY
Non, elle descend.
LEO
Abby? Qu'y a-t-il ?
ABBY
Y a rien, comme je disais...
LEO
Que devrais-je savoir que j'ignore ?
ABBY
Je pensais juste...
LEO
Pourquoi avoir annulé votre voyage ?
ABBY
Parce qu'il a...
LEO
Parce que le Président fait un peu de température ? Le Président n'est pas à l'école maternelle.
ABBY
Ecoutez...si c'est un problème de reporter...
LEO
Ce n'est pas un problème de reporter de discours, bien sûr que je ferai toujours passer en premier la santé du Président. Ce que je vous demande...
ABBY
Leo....
LEO
(il s'assoit)
Hey, hey, hey. Ecoutez moi. C'est déjà arrivé avant. Je vois que vous essayer d'éviter la panique. Je vois que vous oui prescrivez aussi des médicaments. Je crois que vus lui faites des piqûres. Qu'est-ce qu'il a qu'il ne peut pas nous dire ?
ABBY
Il a la grippe.
LEO
Oh ! Vous n'auriez pas annulé votre voyage pour une grippe Abby !
ABBY
Il s'est évanoui et il avait de la fièvre.
LEO
Abby?
ABBY s'arrête. Elle décide de tout dire à LEO.
ABBY
(en pleurs)
Il est atteint d'une sclérose en plaque, Leo...
LEO
(abasourdi par la nouvelle)
Oh, Abby.
ABBY
La fièvre est très dangereuse pour lui.
Une larme coule sur la joue d'Abby.
INT. CHAMBRE DU PRESDIENT – DE JOUR
La télé est allumée et BARTLET regarde une série.
FEMME A LA TV
Madame Green, vous savez qu'il y a des choses qu'il ne faut jamais dire au Chef Bennett. Il est marié à quelqu'un d'autre, et vous aussi !
BARTLET est allongé, et il prend son petit déjeuner. CHARLIE est assis dans une chaise.
BARTLET
Je ne comprends pas, ces personnages ne travaillent pas ?
CHARLIE
Je ne sais pas, Mr. le Président, je crois que l'une d'elle est docteur.
BARTLET
Ils disposent de beaucoup de temps en plein milieu de la journée !
Le téléphone sonne et CHARLIE répond aussitôt.
CHARLIE
Allô?
BARTLET
Et...cette femme change beaucoup de tenue au cours de l'après-midi.
CHARLIE raccroche.
CHARLIE
Mr. le Président, Mr. McGarry est arrivé.
BARTLET
Ouais. Vous voulez bien nous laisser Charlie ?
CHARLIE
Oui Monsieur.
BARTLET éteint la télé. CHARLIE sort. Il ferme la porte au moment où Leo arrive, il se dirige vers JED.
BARTLET
Abby m'a téléphoné et m'a rapporté votre conversation. Ca a été diagnostiqué il y a sept ans environ. Mon espérance de vie est normale, on m'applique un traitement particulier à ma sclérose, qu'on appelle rechute-rémission. Ce qui veut dire que je devrais recouvrer toute ma santé après mes attaques. Abby me fait des injection d'un produit du nom de Betaseron, et ça réduit la fréquence des poussées. La fièvre et le stress semble être les deux facteurs qui induisent les attaques.
LEO
Vous êtes Président des Etats-Unis, vous devez donner votre Discours Annuel demain soir. L'Inde et le Pakistan ont pointé leurs armes nucléaires l'une contre l'autre, et vous avez environ 39 de fièvre. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !
BARTLET
J'ai seulement 38.5.
LEO
Jed, comment avez vous pu me tenir à l'écart de ça ?
BARTLET
Vous ne m'avez pas appelé Jed depuis le jour de l'élection.
LEO
(s'assoit)
Pourquoi vous ne me l'avez pas dit ?
BARTLET
Parce que je voulais être le Président.
LEO
Ca ne m'aurait pas empêcher de vous aider à le devenir. Et j'aurais pu me conduire en ami.
BARTLET
Vous êtes un ami.
LEO
Mais quand je me suis retrouvé...
BARTLET
Je sais.
LEO
Quand je me suis retrouvé par terre dans le motel, incapable de me lever, c'est vous que j'ai appelé.
BARTLET
Et je vous ai vu leur parler aujourd'hui, ^j'étais si fier de vous, j'aurai voulu être avec vous.
LEO
Oh, non !
BARTLET
J'ai essayé de me lever, mis j'ai failli tomber à nouveau.
LEO
Oh je sais ce que ça fait.
BARTLET
Je suis désolé Leo, désolé, croyez moi.
CHARLIE ouvre la porte.
CHARLIE
Mr. Le Président?
LEO
Ne vous en faites pas pour ça.
BARTLET
Oui, Charlie?
CHARLIE
Lord Marbury.
BARTLET
Oui, une petite minute, s'il vous plaît.
INT. SALLE ROOSEVELT – DE JOUR
TOBY est toujours en pleine réunion.
BURNS
Aujourd'hui, le Président propose dans son discours que le budget de la NEA soit augmenté de 50% ?
TOBY
Les subventions nationales représentent moins de un centième de 1% de la totalité du Gouvernement Fédéral, mais elle coûte aux citoyens 39 cents par an. Les arts ont un budget aux Etats-Unis qui est équivalent au budget des arts de la Suède.
BURNS
Oh, la belle affaire, quand on voit ce que fait Mapplethorpe avec ses photos...
TOBY
Vous êtes contre les homos ?
BURNS
Encore une fois, tout ce qu'on demande, c'est de ne pas mentionner la NEA.
CONGRESSMAN
Personnellement, je ne sais pas ce qu'il faut répondre à ceux qui disent que la NEA n'est là que pour soutenir un art pour qui personne ne se sent prêt à débourser un centime. Je ne sais pas ce qu'il faut répondre à ceux qui disent que Rodger et Hart n'avaient pas besoin de la NEA pour écrire Oklahoma, et que Arthur Murray n'avait pas besoin de la NEA pour écrire La Mort d'un Commis Voyageur.
TOBY
Je commencerai par leur expliquer que Rodgers et Hammerstein ont écrit Oklahoma, et que Arthur Murray donnait des cours de danse. Arthur Miller par ailleurs n'a pas eu recours à la NEA pour écrire la Mort d'un Commis Voyageur, qu'il n'y avait pas de NEA à l'époque par ce qu'on l'appelait la WPA, et que c'était Roosevelt qui...
(longue pause)
C'était Roosevelt qui...
BURNS
Toby?
TOBY
Oui ?
BURNS
Vous vous êtes arrêtez de parler au milieu...
TOBY
Merci à vous tous, la réunion est terminée.
Toby les laisse et les DEPUTES sont tous surpris.
INT. CHAMBRE DU PRÉSIDENT – DE JOUR
BARTLET et LEO sont assis sur un canapé, l'un à côté de l'autre, et face à eux, LORD JOHN MARBURY.
MARBURY
Vous savez, il existe de merveilleux remèdes, utilisés dans certaines contrées lointaines du sous continent. La racine de réglisse, par exemple, mélangée avec de la sève de bambou et une bonne dose de whisky. Le gingembre aussi, mélangé à des zestes de citron.
BARTLET
Et une bonne dose de whisky.
MARBURY
Oui, bien sûr, en fait on peut se passer du gingembre et des zestes de citron et ça marche tout autant.
BARTLET
Qu'est-ce que vous m'apportez, John ?
MARBURY
Et bien, après avoir parlé longuement la semaine passée avec vos secrétaires d'Etat à la Défense, avec vos Chefs d'Etat Major et quelques diplomates d'ambassades, je vous dirais...achetez les !
BARTLET
Les acheter ?
MARBURY
Oui, Monsieur.
BARTLET
Comment ?
MARBURY
Mr. Le Président, pendant plusieurs siècles, mon royaume a gouverné l'Inde avec un bâton et une carotte. Quand on avait certains problèmes avec quelqu'un, la meilleure solution, c'était de faire de lui un Maharadjah, une sorte de roi régional, nous lui rendions hommage avec une grande faite annuelle, et en retour, il fallait qu'il se montre fidèle à la Couronne.
LEO
Lord Marbury, d'après la Constitution, le Président n'est pas habilité à nommer les maharajas.
MARBURY
Oui, merci de m'éclairer sur le sujet, Leo. Ayant fait mes études à Cambridge et à la Sorbonne, il arrive que je sois extrêmement stupide.
BARTLET
John, s'il vous plaît.
MARBURY
Vous avez acheté le monde entier depuis l'ère industrielle. Toute notre aide au cours de la guerre froide a consisté à payer des dictateurs pour qu'ils soient bien sages. Aujourd'hui, vous payez la Corée du Nord pour qu'elle ne développe pas son armement.
BARTLET
Qu'est-ce que veulent les indiens ?
MARBURY
Industrie informatique, et pour ça , ils ont besoin d'infrastructures, et c'est ce que vous pouvez leur donner.
LEO
Pourquoi ?
MARBURY
C'est le prix à payer.
LEO
Pour éviter une guerre à 'l'autre bout du monde ?
MARBURY
Pour être riche, libre et bien vivant tout en même temps, et à cause de la criminelle négligence dont a fait preuve votre Congrès en ne surveillant pas la prolifération des armements nucléaires.
BARTLET
Votre ami, le Premier Ministre...
MARBURY
Rikki.
BARTLET
Est-ce qu'il sera d'accord ?
MARBURY
Il faudra bien lui présenter la chose.
BARTLET
Très bien, vous direz à l'ambassadeur que nous discuterons de ça dans trois mois. Dans trois mois John. Pas un jour de plus, qu'il n'y ait pas de quiproquo.
MARBURY
Oui, Monsieur.
BARTLET
Très bien, ça c'est la carotte. Leo, le bâton, c'est quoi ?
LEO
Dans les prochaines 24 heures, nous voulons que les photos satellites nous montrent le retrait des divisions indiennes, ou sinon, nous saisirons les avoirs indiens aux Etats-Unis et chez tous nos alliés de l'OTAN. Et le G7 réclamera ses avances.
BARTLET
Ils ont mis des stations de contrôle nucléaire en action, John, On héritera pas à intervenir. Et vous pouvez être sûr qu'ils le savent.
MARBURY
Bon, alors, quelles sont mes instructions ?
MARBURY se lève, ainsi que BARTLET et LEO.
BARTLET
Voyez l'ambassadeur ! Et je veux que Fitzwallace ait ces photos dans 24 heures.
MARBURY
Oui, Monsieur.
CHARLIE ouvre la porte et LORD MARBURY quitte la salle.
CHARLIE
Mr. Le Président?
BARTLET
Oui, Charlie?
CHARLIE
Toby est là.
TOBY attend à l'extérieur.
BARTLET
Venez Toby, venez !
LEO
Je retourne dans mon bureau.
BARTLET
Croisons les doigts.
LEO
Salut Toby.
TOBY entre alors que LEO lui sort, CHARLIE referme la porte, et BARTLET se tient debout.
TOBY
Comment allez vous, Mr. le Président?
BARTLET
Beaucoup mieux, merci.
TOBY
Bien.
BARTLET
Vous savez, j'ai regardé une émission à la télévision tout à l'heure, avec une espèce d'animateur ambulant qui parlait à une assemblée de jeunes femmes qui avaient eu certains problèmes avec leurs copains. Apparemment parce que leur copains avaient tous couché avec les mères de leur copains. Ensuite, il les faisait venir, et ils se battaient tous comme ça devant les caméras. Toby, dites moi....ces gens là ne votent pas, n'est-ce pas ?
TOBY
Je ne crois pas qu'ils votent, Monsieur.
JOSH passe sa tête à travers la porte.
JOSH
Excusez moi, Mr. le Président.
BARTLET
Que voulez vous, Josh?
TOBY
J'ai demandé à Josh de me rejoindre ici, Monsieur.
BARTLET
(s'assoit)
Quel est le problème.
TOBY
L'ère du Grand Gouvernement est terminée.
BARTLET
Vous voulez qu'on coupe ça ?
TOBY
Je veux que nous changions de stratégie. Nous nous tirons dessus nous même et je sais qu'on peut marquer des points comme ça. J'ai défendu en tête pendant la campagne une telle stratégie, et en accord avec toi, Josh. Mais maintenant, c'est différent. Demain soir, on joue une grosse carte. Il nous faut parler de nos convictions, dire que le Gouvernement quelles que soient ses erreurs dans le passé et ses erreurs à venir, dire que le Gouvernement peut être l'espace où le peuple se réunit et où personne n'est laissé à la traîne. Personne n'est laissé à la traîne. Un instrument du bien pour tous.
(pause)
Je n'ai pas de mal à comprendre pourquoi cette phrase te semble bien, Josh, mais je ne pense pas que ça signifie que nous devons la dire, je pense que ça signifie que nous devons la changer.
BARTLET
Je le crois aussi, qu'en pensez vous, Josh ?
JOSH
Je m'efforce de ne jamais être en désaccord avec Toby quand il a raison Mr le Président.
BARTLET
Alors, vous et Sam, rassemblez toutes vos troupes et au travail.
TOBY
Merci, Mr. le Président.
BARTLET
Merci à vous.
TOBY et JOSH sortent.
INT. SALLE DES FRESQUES – MERCREDI SOIR
Tout le monde attend avec impatience le fameux Discours Annuel. JOSH, SAM, et C.J. discutent.
JOSH
(chantonne d'un ton moqueur)
Tu es jalouse parce que Danny flirtait avec Mandy.
C.J.
Je n'ai pas dit ça, quand est-ce que j'ai dit ça ?
JOSH
Tu l'as pensé très fort !
C.J.
Je ne pense pas ça !
SAM
Tu sais, C.J., ça peut porter à confusion, dans certains cas. C'est vrai, j'en suis au point avec Mallory où je ne sais pas si je lui plais, je ne sais pas si je ne lui plais pas, je ne sais pas si elle est totalement indifférente, bref j'aimerai bien qu'elle prenne le taureau par les cornes, comme ça au moins, on saura à quoi s'en tenir.
Dans la salle, MALLORY aperçoit SAM et le rejoint.
MALLORY
Sam, c'est toi qui a écrit le communiqué pour la défense de mon père ?
SAM
Oui.
MALLORY se rapproche de SAM et l'embrasse. Elle se recule et l'embrasse de nouveau, plus longtemps et plus passionnément. JOSH et C.J. se contente de les regarder. MALLORY s'enfuit juste après ce baiser.
SAM
Bien, la ça prête moins à confusion.
JOSH
Oui.
SAM
Il y a des jours où je suis ravi d'être un auteur.
JOSH
Oui.
C.J. regarde dans la salle et se rapproche de CAROL.
C.J.
Carol ?
CAROL
Oui.
C.J.
Est-ce que Danny Concannon est dans la salle de presse ?
CAROL
Oui.
C.J.
Pouvez lui dire d'aller dans mon bureau s'il vous paît ?
C.J. sourit alors que CAROL s'en va trouver le journaliste.
INT. CHAMBRE DU PRÉSIDENT – DE NUIT
ABBY lit le discours que JED prononcera. Celui ci se rapproche de sa femme pour qu'elle lui boutonne les manches de sa chemise.
ABBY
Je veux prendre ta température une dernière fois.
BARTLET
Abby...?
ABBY
Je veux prendre ta température.
BARTLET
Tu l'as prise 14 fois en l'espace de trois heures, tu ne vas pas recommencer !
ABBY
Oh d'accord !
BARTLET
Ou alors on change de méthode !
ABBY
Oh, Jed.
BARTLET
Si tu veux la connaître de façon plus récréative...
ABBY
T'es vraiment un obsédé, tu sais ça ?
BARTLET
Oui, chérie !
ABBY
Pourquoi est-ce qu'honorable est écrit avec un point virgule en plein milieu?
BARTLET
Je ne me pose plu ce genre de questions.
BARTLET enlève les lunettes du nez de sa femme et l'embrasse.
INT. BUREAU DE C.J. – DE NUIT
DANNY joue avec Gail, en attendant C.J.
Quelqu'un frappe à la porte.
DANNY
Oui ?
C.J.
C'est C.J.
DANNY
C.J.
C.J.
Je peux entrer ?
DANNY
C.J, c'est ton bureau !
C.J.
Ah...oui...
C.J. ouvre la porte et entre, en s'approchant de DANNY.
C.J.
Salut.
DANNY
Salut.
C.J.
Bon...tu m'as invitée plusieurs fois, et j'ai dit non.
DANNY
Tu as dit oui une fois.
C.J.
C'était un dîner d'affaires.
DANNY
D'accord.
C.J.
Qui qu'il en soit, il semblerait que j'ai une ... sorte d'obsession, une sorte de lubie de jeune fille, je suppose, qui...s'il te plaît, ne va pas...ne va pas te mettre des choses dans la tête. En fait, je vais te l'expliquer comme ça...
DANNY
C.J., Je suis censé écrire au sujet du discours, et mon patron voudrait bien que j'y assiste. Donc si tu pouvais nous faire ça court !
C.J.
Je crois que je devrais t'embrasser ! T'embrasser sur la bouche, et peut être que ça passera. Quand ce sera passer, je pourrai faire à nouveau mon travail, avec toute la concentration qui oui est indispensable.
DANNY
Je vois.
C.J.
Ici, ça t'irait ?
DANNY
Ca m'irait.
C.J.
Fais attention au poisson.
DANNY
Bien sûr.
C.J.
Non, je dis ça parce que si tu...si tu venais à pousser le...
DANNY attrape C.J. et l'embrasse.
DANNY
Ca va mieux ?
C.J.
Ah, mieux.
DANNY
C'est passé ?
C.J.
Oui.
DANNY
Bien.
C.J.
Bien, il faut que j'aille là bas !
C.J. prend Gail avec elle et se dirige vers la porte.
DANNY
C.J.?
C.J.
Oui ?
DANNY
Tu emportes ton poisson ?
C.J.
Non.
Elle remet l'aquarium à sa place et repart.
Elle rentre dans la porte.
DANNY
Tu devrais l'ouvrir !
C.J.
Oui.
C.J. ouvre la porte et sort, un large sourire se dessine sur son visage.
INT. SALLE DES FRESQUES – DE NUIT
ABBY et LORD MARBURY marchent, au milieu de toutes les personnes présentes dans la pièce.
MARBURY
Voyez-vous, vous êtes trop centrée sur la médecine occidentale, les pousses de bambou, mélangées au gingembre...
ABBY
Et une bonne dose de whisky !
MARBURY
Une bonne dose de whisky et tout va bien !
ABBY éclate de rire. Ils aperçoivent BARTLET et LEO et se tiennent tous les quatre devant la porte.
BARTLET
Bonsoir.
MARBURY
Bonsoir, Mr. le Président.
BARTLET donne quelques photos à MARBURY.
MARBURY
Et bien, si je ne me trompe, voici une photographie des forces indiennes en retrait, et ceci...aussi, et et et et...Ceci, aussi !
BARTLET
Merci, John.
MARBURY
Bien, j'ai un avion pour aller voir Rikki dans un heure...il y a tant de choses à régler...
BARTLET
Que Dieu vous garde votre seigneurie !
MARBURY
Merci Monsieur.
BARTLET et MARBURY se serre la main.
MARBURY
Abigail!
MARBURY embrasse ABBY sur la joue.
LEO
Bon vent, John.
MARBURY
Bon vent à vous aussi, Leo.
LEO
Merci.
LEO serre la main de MARBURY.
MARBURY
Et je m'en vais !
LORD MARBURY se retire. BARTLET, LEO et ABBY font un pas en avant dans la salle.
BARTLET
Mes amis, puis je avoir votre attention s'il vous plaît. Il a fallu de l'énergie, de la passion, de l'intelligence et du talent pour arriver à écrire ceci, et vous pourriez bien ne pas vous en apercevoir après ma prestation de ce soir, mais c'est un discours extraordinaire, et je dis bravo : Toby Ziegler, et je dis bravo : Sam Seaborn.
Tout le monde dans la salle applaudit pour les deux auteurs du Président. CHARLIE informe le PRÉSIDENT de la présence du Ministre de l'agriculture.
CHARLIE
Le cortège est prêt et le Ministre de l'Agriculture est dans le Bureau Ovale.
BARTLET
Merci, Charlie.
BARTLET acquiesce. SAM et TOBY sont applaudis.
INT. BUREAU OVALE – DE NUIT
CHARLIE ouvre la porte. BARTLET vient à la rencontre de ROGER TRIBBY qui se tient au centre de la pièce.
BARTLET
Roger.
ROGER
Bonsoir, Mr. le Président.
BARTLET
Roger, je suis désolé vous avez tiré le mauvais numéro.
ROGER
Non, ça va.
BARTLET
Vous allez nous manquer. L'an prochain, ce sera le Ministre de la Santé, c'est promis. Si vous voulez, vous avez la télévision dans mon bureau.
ROGER
Merci, Monsieur. Ah, j'ai un petit cadeau pour vous.
ROGER donne un livre à BARTLET.
BARTLET
Oh, merci.
ROGER
Je sais que vous aimez les choses anciennes, et je suis tombé sur ça.
BARTLET
Qu'est-ce que c'est.
ROGER
Quelqu'un a pris le temps de traduite notre Constitution en latin. Je crois que c'est une thèse universitaire en fait, et elle a été publiée.
BARTLET
Ah c'est vraiment magnifique.
ROGER
Il y a un signet parce qu'il y a un passage qui me semble correspondre à la situation. Pouvez vous le traduite ?
BARTLET
(lit)
"Il pourra, de temps en temps, donner au Congrès des informations sur l'état de l'Union, et pourra soumettre à son examen toutes les mesures qu'il aura jugées nécessaires et opportunes."
ROGER
C'est ce que vous allez faire, Monsieur.
BARTLET
Je vous remercie.
ROGER
Bon discours, Monsieur.
BARTLET va pour sortir mais s'arrête quand quelque chose lui revient à l'esprit.
BARTLET
Oh, Roger, si il arrivait quelque chose, vous savez quoi faire n'est-ce pas ?
ROGER
Honnêtement, je n'y avais pas pensé, Monsieur.
BARTLET
Première chose à faire, assurer la sécurité. Réunissez vos chefs d'Etat Major. Nommez en les chefs, nommez un Président, vous avez quatre Etat Major, dites au Gouverneur d'envoyer d'urgences des délégués à Washington. Installez le Secrétaire du Ministère de la Justice à la place du Ministre. S'il vous demande de faire intervenir la garde nationale, faites ce qu'il vous dit.
INT. BUREAU DE LEO – EN CONTINU
BARTLET continue de tenir ROGER au courant de la procédure, et dans son bureau, LEO enfile son manteau. La porte du Bureau Ovale est ouverte, si bien qu'il entend la conversation sans se faire voir.
BARTLET
Vous avez un très bon ami ?
ROGER
Oui, Monsieur.
BARTLET
Plus intelligent que vous ?
ROGER
Oui, Monsieur.
BARTLET
Lui confieriez vous votre vie ?
ROGER
Oui, Monsieur.
BARTLET
Nommez le secrétaire général.
LEO s'arrête un instant puis s'en va.
INT. BUREAU OVALE – EN CONTINU
CHARLIE rentre et BARTLET continue de parler à ROGER.
BARTLET
Oh, dans la résidence, au deuxième niveau, les toilettes, au bout du couloir, il faut tirer fort sur la chasse d'eau, elle est...
CHARLIE
Mr. le Président?
BARTLET
Il faut que j'y aille. Vous devriez vous en sortir, les hommes ont de phénoménales possibilités.
ROGER
Oui, Monsieur.
BARTLET prend le livre et met son poing sur sa poitrine, contre son cœur. ROGER regarde les deux hommes quitter le bureau. On voit une dernière fois ROGER, au centre du Bureau Ovale.
FIN