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Titre : Nouvelle Année à Washington DC Auteur : Genre : Bonne année à tous les fans de série ! Crossover A la Maison Blanche / JAG : l'idée vient probablement du fait que depuis trois mois une certaine personne qui se reconnaîtra ne jure plus que par son fantastique crossover intitulé " Fausse Piste " entre ses deux séries - crossover écrit par Géraldine&Marie à lire absolument et que je conseille à tous les fans de JAG et d'A la Maison Blanche ( bon, pour le paiement, GG : par chèque ou carte grise ? Je t'envoie la facture. lol. ) par carte, s'il te plait ;-) J'attends la facture alors Résumé : Sam et Josh doivent regagner rapidement la Maison Blanche pour leur premier Jour de l'An à la Maison Blanche. Les membres du JAG ( l'Amiral Chegwidden, Harm, Mac, Harriett et Bud ) se rendent à une fête au Pentagone. Note de l'auteur : Mon ordinateur m'annonce qu'on vient de passer au 1er janvier 2003. Je suis devant mon écran, une bouteille de Tequila à côté ( à moitié vide - mais allez pas croire que je suis alcoolique - je fête le nouvel an moi aussi ), Arthur annonce à la télé de " boooooooonns voeuuuuux " à vous dégoûter de fêter le nouvel an avec 5 minutes de retard, et moi je souhaite à tous les fans de séries, et plus particulièrement à ceux de " A la Maison Blanche " et de " JAG " une bonne année 2003 ! Donc voilà mon réveillon 2002-2003 ( à graver dans les mémoires ) : un ordinateur, une bouteille de Tequila, et mes doigts qui pianotent le clavier. Et voilà ce qui en a résulté ! ( PS : j'ai quand même relu après le lendemain matin avant de la publier ) Et un grand merci à Géraldine pour son bêta-reading vraiment hyper complet ( jusqu'à corriger la moindre petite approximation de français ). Copyrights : Personnages, univers, ect… ne m'appartiennent pas. Je ne touche aucun droit là-dessus.
NOUVELLE ANNEE A WASHINGTON DC by Lyrys-In-Love
Il était déjà 22 heures. Les principales rues de Washington étaient bloquées par de longs bouchons n'en finissant pas. Les gens déjà plus très sobres et qui s'apprêtaient à partir s'amuser pour fêter la nouvelle année avaient tendance à garder leur pied sur l'accélérateur le plus longtemps possible, bannissant de leur vocabulaire le mot " prudence ". Josh poussa un soupir de découragement en appuyant, de concert avec les automobilistes qui les entouraient, sur le klaxon de sa voiture. Il refusa de se tourner vers le siège du passager où son ami brûlait de dire : " Je te l'avais bien dit ". _ Saleté de monde ! Mais pourquoi est-ce qu'ils sortent déjà ? Il n'est que 22 heures ! _ Si tu t'étais dépêché un peu… suggéra Sam, ce qui lui valut un regard noir meurtrier de la part de Josh. Ils étaient définitivement englués dans le trafic. Et ils allaient arriver en retard à leur première fête du Jour de l'An passée à la Maison Blanche. Mais Sam ne pouvait s'empêcher de sourire. Sa théorie sur le fait que les gens n'attendaient pas 23 heures trente pour aller à leurs fêtes prouvait toute sa justesse - malgré la mauvaise foi évidente de Josh. _ Et de toute manière, est-ce ma faute si le smoking n'était pas prêt quand je suis allé le chercher ? s'insurgea Josh en freinant brusquement, à deux doigts de rentrer dans la belle Mercedes de devant. _ Ma foi, en s'y prenant le 31 au matin. _ Nan, mais c'est un comble quand même ! grogna Josh en faisant comme si son ami n'avait rien dit. Je veux dire : tu imagines ça, toi ? Tous les habitants de Washington dehors au même moment ? _ Ca arrive tous les jours, tu sais. Ca s'appellent les heures de pointe, fit remarquer Sam qui avait fait basculer son fauteuil et s'ingéniait à attraper son attaché-case. Oh, c'est pas vrai ! _ Quoi ? _ Le discours du Président pour la nouvelle année… _ Quoi ? _ Je l'ai mis avec mes documents quand je suis parti. _ Et ? _ Ca veut dire qu'il n'est pas à la Maison Blanche actuellement. _ Les copies ont été distribuées à la presse tout à l'heure. _ Mais non. On a donné à la presse le communiqué souhaitant aux journalistes une bonne année… Comme Josh le regardait avec un drôle d'air - et ne regardait plus du tout la route, il s'empressa d'ajouter : _ Idée de CJ. _ Ah… Mais Toby a une copie du discours. _ J'ai demandé à Ginger de s'en occuper quand je suis parti. Je lui ai dit que le discours se trouvait sur mon bureau… Tandis que Sam réfléchissait à voix haute, ressassant les évènements pour être bien certain de ce que pareil oubli impliquait, Josh se jeta dans la file de gauche, qui semblait avancer plus vite, entraînant un concert de klaxons et d'appels de phares unanimement furieux. Josh poussa un cri bestial de triomphe alors qu'il réussissait à faire avancer la voiture d'une vingtaine de mètres. Sam avait sorti son portable, maugréant tout bas, sans que Josh puisse comprendre ce qu'il racontait. _ Allô ? Ginger ? demanda Sam à travers son portable. Josh continuait à abuser du klaxon, ce qui l'obligeait à crier pour parvenir à se faire entendre. _ Vous pouvez parler plus fort, s'il vous plaît ? J'entends rien. Josh ! Le cri de son ami eut pour effet de le faire stopper net dans la guerre ouverte qu'il avait entamée avec la BMW de la file de droite, dans le but de prendre le tournant le plus à la corde possible. _ Oui. Merci… Ginger, vous avez fait les photocopies que je vous avais demandées ? _ J'ai remué votre bureau de fond en comble. Pas moyen de trouver le bon discours… CJ est d'ailleurs à sa recherche, mais pour le moment, il demeure introuvable. _ Vous êtes sûre ? Personne d'autre n'a fait de photocopies ? _ Je vais finir par croire qu'on a réussi à le perdre. Je préviens Toby ? _ Non, non ! Inutile de dire quoique ce soit à Toby ! s'exclama Sam d'une voix un peu trop forte, commençant à paniquer. _ Et à une question directe, je réponds quoi ? demanda Ginger qui venait de comprendre au ton de la voix de Sam où était passé le discours. _ Inventez quelque chose… J'arrive… J'ai tout. Pas d'inquiétude ! Le ton de sa voix démentait ses propos rassurants. _ Bien, je vais passer le mot, et prier pour que vous vous dépêchiez - dans votre propre intérêt. _ Oui, oui. Merci. A tout de suite ! Sam raccrocha, fixant son portable comme s'il s'agissait de quelque prophète de malheur. La lumière verte s'éteignit, et il passa en écran de veille. Un smiley lui adressa un sourire et lui fit un clin d'œil. Il avait l'air de le narguer. _ Il faut qu'on soit à la Maison Blanche au plus vite, déclara-t-il d'un ton mi-paniqué, mi-furieux contre lui-même. _ Ne me dis pas que c'est toi qui as le discours du président dans ton attaché-case ? demanda Josh d'un ton incrédule, ayant du mal à garder son sérieux. _ Dépêche-toi, répondit Sam sans faire attention à la moquerie sous-jacente aux propos de son ami. Cette situation semblait bien amuser le secrétaire général adjoint de la Maison Blanche. Il en oublia un instant la route, et un crissement de pneus leur apprit qu'une voiture venait de manquer de leur rentrer dedans. Ils étaient passés au rouge. _ Josh ! s'exclama Sam, reportant sa colère sur son ami. Où est-ce que t'as appris à conduire ? _ Excuse-moi… Mais embarquer le discours du président pour la nouvelle année sans même en laisser une copie… Ca a tendance à me faire perdre toute capacité de conduire correctement. Il n'avait pas l'air de se formaliser de la couleur du feu, en revanche, l'histoire du discours le passionnait beaucoup plus. _ Si tu ne veux pas que ça te fasse perdre ton permis, je te conseille de nous ramener vivant à la Maison Blanche. Une sonnerie de portable retentit. C'était celui de Josh. Ce dernier étendit le bras pour l'attraper, mais Sam le prit rapide. _ On ne téléphone pas en conduisant, déclara-t-il en mettant le téléphone hors de portée de Josh. _ Sam ! Passe-moi ce téléphone ! J'attends un coup de téléphone important ! _ C'est " EZ ", lut Sam sur l'écran. Qui est EZ ? _ Sam ! Le portable ! _ Qui est EZ ? Un feu passa à l'orange devant eux, la voiture rouge qu'ils suivaient pila sans remord. Josh dut faire une incartade sur le trottoir pour l'éviter. Il jura et appuya furieusement sur le klaxon. Sam avait envie de plonger sous le fauteuil pour éviter les regards des automobilistes et des passants qui se retournaient. _ Josh… murmura-t-il en s'enfonçant dans son siège, alors que le portable avait cessé de sonner. _ C'est pas vrai ! J'ai dû flinguer les amortisseurs dans cette histoire. On n'a pas idée de stopper comme ça ! _ Euh… Tu as déjà entendu parler des distances de sécurité ? risqua Sam en ramassant des feuilles qui, dans le freinage, avaient glissé de leur pochette et s'étaient éparpillées sous les sièges. _ Où est passé mon portable ? demanda Josh, en effectuant un virage sec et risqué pour regagner la route où le feu était à nouveau vert. _ Je sais pas… Quelque part dans la voiture… Il m'a glissé des mains quand tu as manqué de nous encastrer dans la vitrine de cette bijouterie ! Sam détacha sa ceinture et se contorsionna pour parvenir à ratisser les documents passés sous le siège de Josh. La voiture accéléra, passant plusieurs voitures qui se traînaient sur l'avenue à 70 kilomètres/heure. _ Josh ! supplia Sam, qu'une embardée de la voiture avait fait tomber au milieu des deux sièges avant sur la boîte de vitesse. _ Qu'est-ce que tu fabriques ? demanda Josh agacé, ne pouvant passer en 5ème. _ Je veux mourir vieux. _ C'est pour ça que t'étales sur la boîte de vitesse de ma voiture ? murmura avec Josh, incrédule. _ J'essaye de récupérer les papiers qui sont tombés. Et ton portable par la même occasion. _ Tu ne veux pas attendre qu'on soit arrivé ? Sam prit appui sur les bords des sièges arrières et sur le dossier de son siège et se redressa. _ Bonne idée, affirma-t-il. Il abaissa le pare-soleil pour remettre son nœud papillon en place à l'aide de la glace. _ J'espère que tu n'as pas cassé mon portable, déclara Josh en accélérant au feu orange. _ Je ne suis pas responsable de la conduite suicidaire du propriétaire de cette voiture ! lâcha Sam en s'empressant de remettre sa ceinture alors qu'ils retombaient dans les bouchons. _ On va jamais y arriver, ragea Josh en se levant légèrement pour constater que l'avenue était bouchée jusqu'à perte de vue. _ Le discours a lieu à minuit de toute manière… se rassura Sam. _ Les journalistes doivent l'avoir avant. Sinon ils vont penser qu'on a débattu sur les points politiques jusqu'au dernier moment, et ils vont prendre ça avec leur air suspicieux habituel. Les dires de Josh ne parurent pas rassurer Sam. Ce n'était d'ailleurs pas leur but. _ 22 heures 30, constata Sam, désespéré. _ On va prendre un raccourci, déclara Josh, enthousiaste et décidé en braquant soudain à droite. _ Non ! s'exclama Sam en se cramponnant à son siège. Il murmura une prière alors que Josh s'engageait dans les petites ruelles d'un quartier résidentiel inconnu de Sam. _ Tu sais où on est au moins ? s'enquit-il, toujours pas rassuré, malgré l'air déterminé et tranquille de Josh. _ Mais oui. Je connais Washington comme ma poche. _ Depuis quand ? La dernière fois, pour aller à ce restaurant, on a bien tourné pendant une heure avant de trouver ! lui rappela-t-il. Sam se dit qu'après réflexion, il aurait préféré ne pas se rappeler ce petit détail. Cela avait pour seul effet d'augmenter ses craintes. _ Ce restaurant était dans un quartier que je ne connaissais pas… _ Mais ce restaurant se situait théoriquement dans Washington. _ Sam, pas d'inquiétude. Toby ne va pas te tuer. Tu vas arriver à l'heure. _ Et pourquoi me tuerait-il ? Qui est l'idiot qui s'y est pris au dernier moment pour son smoking et qui nous a mis en retard ? _ Le mien avait une tache horrible. Je ne l'avais pas vu avant hier, s'expliqua Josh en tournant brutalement à gauche. Il n'y avait que quelques voitures sur les routes qu'ils empruntaient. Sam décida de se calmer, et il se mit à essayer de se repérer dans ce dédale de rues, toutes identiques. Josh parut se concentrer à nouveau sur la route, au plus grand soulagement de son passager. Ils roulèrent pendant plusieurs minutes sans interruption, intégrés dans circulation plus fluide de cette partie de la ville. Sam recommençait à respirer, et sa main droite se décrispa progressivement, lâchant la poignée de la portière. Alors que Josh s'engageait dans une plus grande rue, sans mettre son clignotant, une voiture qui arrivait en face à vive allure déboucha, à la faveur d'un autre tournant, sous leurs yeux, juste devant eux. La voiture de Josh allait couper sa trajectoire. Le choc fut moins violent que ne l'avait craint Sam, mais il se félicita d'avoir remis sa ceinture. Cela ressembla à un gros choc d'auto-tamponneuses auxquelles il faut rajouter un bruit étrange de tôle froissée. Le conducteur de l'autre véhicule avait eu de bons réflexes. L'autre voiture les entraîna néanmoins, malgré le freinage désespéré de son conducteur, sur plusieurs mètres, et les fit sortir de la route, sur une sorte de plate-bande pour bus. Sam sentit la ceinture de sécurité l'empêcher de partir en avant, provoquant une violente douleur à son épaule droite. Il grimaça. Il lui fallut quelques secondes pour recommencer à respirer quand tout se fut arrêter. Il avait l'air encore vivant. Les phares de l'autre voiture l'éblouissaient, et il avait mal au dos. _ Josh ? appela-t-il en détachant sa ceinture. Son ami aussi avait l'air indemne, mais le fait qu'il venait d'avoir un accident paraissait l'avoir choqué. _ Ouah… soupira le secrétaire général adjoint, se remémorant les circonstances de l'accident et le fait qu'il était définitivement en tort. _ Ca va ? _ Je suis vivant. _ Excellent, murmura Sam en ouvrant la portière et en sortant à l'air frais. Le conducteur… La conductrice, corrigea-t-il, du véhicule accidenté s'extirpa, elle-aussi, de sa voiture. En bonne santé mais l'air furieuse. Une autre voiture s'était garée derrière elle. Deux hommes en sortaient. _ Mac ? Vous allez bien ? demanda le premier des deux qui rejoignit la jeune femme. _ Très bien, répondit-elle, puis se tournant vers Sam : Où est-ce que vous avez appris à conduire, espèce de chauffard ? Sam ne trouva rien à dire - pas seulement parce que ce n'était pas lui qui conduisait et qu'il était encore trop surpris par les évènements pour dire quoique se soit, mais aussi parce qu'il avait reconnu sur le deuxième homme un uniforme d'amiral. Deux autres personnes - un homme et une femme - sortirent de la deuxième voiture. C'est seulement à ce moment-là que Sam se rendit compte qu'ils portaient tous un uniforme. _ Josh ? appela-t-il en se baissant pour observer son ami qui n'avait toujours pas bougé. _ Ma voiture… murmura ce dernier sans bouger. C'est pas vrai… Sam choisit d'abandonner pour le moment et il s'avança vers la jeune femme. _ Vous allez bien ? demanda-t-il d'un ton inquiet. _ Tout va bien hormis le fait que vous avez failli me tuer ! s'exclama la militaire en se plantant devant Sam avec une mine qui lui donna une profonde envie de s'enfuir en courant. _ Désolé… fut la seule chose que fut capable de dire Sam. _ Désolé ? répéta Mac incrédule. _ Colonel, du calme, dit l'amiral en lui faisant baisser ses bras menaçants. _ Ce n'est pas moi qui conduisais, murmura Sam en désignant Josh qui sortait à son tour de la voiture. _ Tout va bien, Colonel ? demanda une jeune femme blonde en arrivant à ses côtés. Elle avait l'air très angoissée, et la vue de la carrosserie tordue de la voiture de son amie ne la rassura guère. _ Tout va bien, Harriett. C'est ma voiture qui a tout pris. _ Et la mienne ! lança Josh en contemplant les dégâts avec son théâtralisme habituel. _ Vous avez des tendances suicidaires ? lui demanda sur un ton agressif le premier militaire qui avait parlé. Comme il s'approchait avec un air encore plus menaçant que celui de Mac, cette dernière l'arrêta d'un geste. _ Harm, s'il vous plait… _ Cet homme doit être totalement ivre ! protesta Harm. _ Je n'ai pas bu une seule goutte d'alcool ! rectifia Josh sur un ton presque enjoué. _ Euh, Josh… rappela Sam en train de calculer à combien pouvait être le taux d'alcoolémie de son ami. _ Enfin, juste une coupe de champagne, et je suis encore parfaitement lucide, lieutenant ! Sam plissa les lèvres en observant le désastre. C'est vrai que Josh n'était pas différent de ce qu'il était d'habitude, mais pour une personne qui ne le connaissait pas, il avait l'air d'avoir bu plus qu'il ne l'aurait fallu pour l'autoriser à prendre ensuite le volant. _ Capitaine, Josh, corrigea Sam en adressant aux militaires un sourire d'excuses forcé, priant pour qu'ils ne s'en offusquent pas. _ Ah… murmura Josh, l'air un peu gêné par sa bourde. Je n'ai jamais été très doué pour reconnaître les grades… ajouta-t-il. _ Doué ou pas, est-ce que vous savez que vous êtes totalement en tort et qu'il y a quatre témoins qui peuvent confirmer cela ? demanda l'amiral avec une voix si froide et si autoritaire qu'elle rappela à Sam, par certains côtés, la voix d'un Toby en colère. Josh ne répondit pas tout de suite. Il était à l'évidence parfaitement conscient de ses torts dans cette affaire - même si selon lui, il n'avait quand même pas tous les torts -, et il cherchait une échappatoire. _ Voyons, c'est juste de la tôle froissée ! s'exclama-t-il avec un air soulagé qui ne convainquit personne. _ Nous sommes avocats, déclara Harm, et je peux vous promettre qu'on va vous traîner devant les tribunaux et… _ Nous aussi, nous sommes avocats, coupa Josh. Enfin, surtout Sam, rectifia-t-il en examinant les dégâts faits au pare choc, et à l'aile de sa voiture. _ Inutile de crier au procès directement, Capitaine, déclara Sam songeant à la mauvaise publicité qu'une telle histoire pourrait faire - et aux cris de CJ et de ses patrons s'ils apprenaient ça. Entre personnes sensées et raisonnables, il n'y a aucune raison d'aller embêter les juges pour si peu… Comme, le capitaine ne paraissait pas convaincu, Sam ajouta : _ De toute manière, Josh reconnaît qu'il a tous les torts. _ Quoi ? manqua de s'étrangler ce dernier. _ Tu n'avais pas mis ton clignotant, et tu n'as même pas regarder si une voiture arrivait. _ Si madame n'arrivait pas si vite, j'aurais eu le temps de passer. _ Si madame allait si vite, vous seriez encastrés dans votre voiture et probablement agonisants à l'heure qu'il est ! Espèce de danger public ! s'écria Mac, sa colère remontant. _ Josh, même avec le meilleur avocat possible, tu ne t'en tirerais pas comme ça… dit Sam priant pour que son ami saisisse les non-dits de ses paroles. Mais Josh semblait à l'évidence avoir cessé d'écouter après s'être fait traiter de danger public. _ Moi ? Un danger public ? Vous savez à combien c'est limité en ville ? _ Ah, parce que vous, vous en avez la moindre idée ? _ Mon idée est probablement plus proche de la vérité que la vôtre ! _ On ne dépassait la limite, je la suivais juste derrière, affirma Harm d'une voix calme, en s'avançant, comme pour se poser en rempart entre Josh et Mac. Une sonnerie stridente de portable coupa Josh alors qu'il ouvrait la bouche pour rétorquer quelque chose. _ Oh, non… murmura Sam, paniqué, en se lançant à la recherche de son portable dans le bazar qui constituait désormais le sol de la voiture de Josh. Quelle heure il est ? demanda-t-il. _ Euh… 23 heures 5, pourquoi ? répondit Harriett, intriguée par l'inquiétude manifestée par le jeune homme. Inquiétude qui paraissait contagieuse, car Josh grimaçait nerveusement, dansant d'un pied sur l'autre. Enfin, Sam réussit à trouver son portable. Il lut le numéro et parut incapable de répondre. _ Décroche ! lui lança Josh. _ Pour dire quoi ? Qu'on est coincé Dieu sait où à cause d'un idiot qui a pris un raccourci et qui ne sait pas conduire ? Il y avait du ressentiment dans la voix, mais aussi de l'incrédulité face à la situation à laquelle ils faisaient face. _ Ben… A ton aise… _ Réponds, toi. Il lui tendit le téléphone. Josh se contenta de fixer le numéro en secouant la tête. _ C'est ton portable, affirma-t-il avec conviction. Sam avait l'air de marcher vers la guillotine et son exécution prochaine quand il appuya sur le bouton vert de son portable. _ Sam Seaborn, dit-il en foudroyant Josh des yeux pour l'éclair de curiosité manifeste qu'il avait entre-aperçu dans son regard. _ Sam, dis-moi que Ginger a soudain des problèmes d'audition fulgurants ? _ Ah… Toby… Comment ça va ? Josh faillit s'étouffer en entendant ça, mais Sam était incapable de dire si c'était de rire ou de désespoir. _ Inutile de crier comme ça, je sais parfaitement où il est. _ Ah oui ? _ Il est juste à côté de moi. Dans la voiture de Josh. _ A côté de toi… murmura Toby incrédule, ne sachant pas s'il devait exploser ou éclater en sanglots de désespoir. _ Attends trente secondes, que je le trouve… Sam ouvrit la porte arrière de la voiture. Des feuilles étaient étalées un peu partout. Il n'avait pas refermé son attaché-case après s'être rendu compte qu'il avait embarqué le discours avec lui, et la première embardée de Josh, puis l'accident, avaient achevé de projeter tous les dossiers sur la moquette. _ Josh, pourquoi est-ce que ta voiture est la seule à ne pas avoir de lumière à l'arrière ? _ Il y en a… grogna ce dernier en se penchant sur le tableau de bord pour appuyer sur un bouton, ce qui eut pour conséquence d'illuminer l'intérieur de la voiture. _ Oh, Seigneur… gémit Sam en découvrant les dégâts. Josh lança un sourire forcé d'excuses aux militaires qui observaient la scène avec un air où se mêlaient perplexité et stupéfaction, et il ouvrit la portière de son côté. _ Toby est toujours au bout du fil ? _ Oui. _ Dis-lui que ça risque de prendre quelques minutes pour retrouver la bonne feuille. Tu déménages ton bureau ou quoi ? _ J'ai pris trois jours de vacances à partir de demain. _ Et vacances, ça signifie " travailler chez soi au lieu du bureau " ? _ Deux ou trois trucs à terminer. Sam collait sa main contre le micro de son portable, en priant pour que Toby n'entende pas ce qui se disait. Josh, qui avait compris son dilemme, s'était mis à la recherche des quelques feuilles du discours. Sam se tourna vers les militaires, et murmura : _ Désolé pour ça. Trente secondes et on est à vous. C'est mon patron au téléphone, les informa-t-il. Mac se demandait sérieusement sur quel genre de types elle était tombée - ou plutôt rentrée dedans. Le conducteur, Josh, était maintenant à quatre pattes dans sa voiture, à la recherche d'une quelconque feuille ou rapport que le patron de l'autre, Sam Seaborn, exigeait sur-le-champ… Et ce dernier maintenait sa main sur son téléphone de crainte que son patron puisse entendre quoi que ce soit des jurons que poussait Josh à cause de l'absence totale de rangement des feuilles qui s'étalaient sur la banquette arrière de sa voiture. _ Voilà ! s'écria Josh en se redressant et levant un poing victorieux. Chers concitoyens américains, une nouvelle année s'ouvre à nous… bla, bla, bla… _ Passe-moi ça ! le pressa Sam lui arrachant presque la copie des mains. Puis, reprenant son téléphone : Toby ? C'est bon, tu vois, je l'ai dans les mains, juste sous les yeux. _ Quelle heure est-il ? _ Il doit être aux alentours de 23 heures 10 ? concéda Sam d'un air embêté. _ Tu es conscient que c'est à minuit que commence la nouvelle année ? _ Oui. Je comprends très bien. Mais on a un léger problème ici… _ Un léger problème ? Est-ce que une vague notion appelée " responsabilité " te dit quelque chose ? Qu'est-ce que vous fabriquez, ****** ? Sam parut vraiment effaré par les hurlements de son patron, qui parvinrent jusqu'à Josh et aux militaires - les éclats de voix de Toby portaient loin. Sam écarta l'appareil de son oreille, et attendit que l'orage se fut calmé. _ C'est de la faute de Josh, déclara-t-il quand il put enfin dire quelque chose. Ce dernier parut outré et lui lança un regard de stupéfaction peu convaincant. _ Il s'est mis en retard et on s'est retrouvé englués dans les bouchons et on a manqué de se faire tuer à plusieurs reprises et il a pris un raccourci et on a eu un accident, expliqua Sam à toute allure avant de devoir s'arrêter pour reprendre son souffle _ Tu as embarqué l'unique copie existante du discours du président dans tes affaires de vacances et il reste trois quarts d'heure avant minuit ! _ D'accord, mais il ne risquerait pas d'y avoir de conséquences si graves si Josh avait été à l'heure ! se défendit Sam. Refusant d'en entendre plus, Josh passa de l'autre côté de la voiture et arracha le téléphone des mains de Sam. _ Allô ? Toby ? C'est Josh. J'aimerais que tu n'oublies pas que tout ça ne se serait pas produit si Sam n'avait pas embarqué le discours avec tous ses papiers en quittant le bureau. _ Josh, je crois qu'étant donné les circonstances, tu devrais être le dernier à oser ouvrir la bouche… A l'air de Josh, Sam et les militaires n'eurent pas l'impression que cet argument avait un très fort poids pour Toby. _ C'est certain, mais… _ Trois quarts d'heure. _ Très bien. Pas d'inquiétude, ma voiture marche encore ! Juste le temps de faire un constat… _ Un constat ? s'étrangla Toby à bout de nerf. Tu crois vraiment que tu as le temps ? _ Je suis un tout petit peu… Comment dire ? En tort. _ Un peu ? s'exclama Mac qui n'avait pas pardonné à Josh ses accusations de tout-à-l'heure. _ Qui vient de parler ? _ C'est juste la militaire qui nous est rentré dedans qui est rancunière… _ Une militaire, Josh ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? hurla Toby dans le combiné, incrédule, persuadé qu'il allait avoir un infarctus avant le douzième coup de minuit et qu'il ne verrait pas la prochaine année. _ C'est rien… C'est rien… murmura Josh sans parvenir à y croire vraiment. _ Mets-moi en haut-parleur. _ Mais… _ Mets-moi en haut-parleur, répéta Toby d'une voix qui était soudain devenue mortellement calme. _ Euh… Trente secondes. Josh se tourna vers Sam et le groupe de militaires. _ Toby veut qu'on le passe sur haut-parleur. Sam, où est cette fonction sur ton portable ? Puis, aux militaires : _ Je crois qu'il veut vous parler. Sam avait attrapé son téléphone et il pianota quelques touches. _ C'est bon, Toby, lança-t-il. _ Bonsoir madame, déclara la voix de Toby à travers le haut-parleur, est-ce que vous êtes entière et en bonne santé ? s'enquit-il. _ Ce n'est pas grâce à vos amis, répondit Mac d'un ton froid. _ Ca j'en suis persuadé. Est-ce que votre voiture fonctionne ? _ Oui. De toute façon, je suis avec des amis… _ Ont-ils été témoins de l'accident ? _ Oui, répondit l'amiral en s'immisçant dans la conversation. _ Josh est définitivement en tort ? _ Définitivement. _ Si chacun peut rentrer chez lui ou peut aller à sa fête, je crois qu'on pourrait remettre le constat et les débats éventuels quant aux torts des uns ou des autres à demain. _ Ben voyons, et demain, vous aurez probablement oublié que vous avez pris votre voiture ? intervint Harm. Toby poussa un soupir à travers le téléphone. _ Puis-je savoir à qui j'ai l'honneur de parler ? demanda-t-il. Il détestait parler sans savoir qui recevait ses propos. _ Nous sommes cinq, déclara Mac. Je suis le colonel Sarah Mackenzie. _ Et moi, je suis l'Amiral Chegwidden, du… _ Amiral ? dit une seconde voix derrière celle de Toby. Ici Léo McGarry, qu'est-ce que vous faites au bout du fil ? L'Amiral ouvrit des yeux surpris, tout comme ses amis, alors qu'il mettait en place les pièces du puzzle. Sam Seaborn, il aurait dû relever. Josh… Josh Lyman, le secrétaire général adjoint de la Maison Blanche. Et Toby, Toby Ziegler, le directeur de la communication. Cet accident n'était peut-être pas si banal que ça finalement… _ Josh est rentré dans sa voiture, déclara Toby dans le haut-parleur. _ Quoi ? s'exclama Léo. Josh jugea bon d'intervenir sentant les ennuis arriver. _ Hep, hep, hep ! Je ne suis pas rentré dans sa voiture, mais dans celle du colonel Mackenzie ! _ Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? demanda Léo, ne s'adressant à personne en particulier. _ Josh et Sam ont eu un accident en se rendant à la Maison Blanche, expliqua Toby. _ Ce n'est pas grave j'espère ? _ Juste de la tôle froissée, répondit Mac. _ Mais Josh est responsable des dommages, rajouta Toby. _ J'ai quelques torts, mais je tiens quand même à signaler… _ Vous rouliez comme un malade et vous n'avez même pas mis votre clignotant ! coupa Mac. _ Moi ? Je roulais comme un malade ? Et vous donc ? _ Stop ! cria Toby à travers le haut-parleur. Je me fous de savoir qui est responsable de quoi, Sam, rapplique ici, immédiatement ! _ Oui, euh… bafouilla ce dernier, franchement mal à l'aise. _ Qu'est-ce qu'il y a de si urgent ? demanda Léo. _ Sam a embarqué le discours du président dans ses papiers, et il a la seule copie existante ! hurla Toby dans le haut-parleur, s'adressant plus à son adjoint qu'à Léo. _ Quoi ? C'est pour ça que CJ m'a demandé tout à l'heure si je savais où était passé le discours ? Elle devait donner des copies à la presse de toute urgence. Elle m'a demandé si on ne l'avait pas perdu. Il paraît que les secrétaires de vos bureaux se sont montrées très évasives et ont passé la moitié de la soirée à essayer de l'éviter. _ Il est dans mes mains… Le discours… fit remarquer Sam en le regardant avec un air absent. _ Et où es-tu ? s'écria Toby, dont la fureur ne semblait pas vouloir décroître. _ Euh… J'avoue que je ne sais pas, quelque part dans Washington. Josh a réussi à me perdre avec ses raccourcis. _ Josh ! _ Eh ! C'est moi qui conduisais, je sais très bien où on est ! D'ailleurs… _ Et vous êtes où ? coupa Léo. Josh parut désespéré, et, prise de pitié, Mac vint en son aide. _ On est à une vingtaine de minutes de la Maison Blanche, monsieur. _ 20 minutes ? s'énerva Léo. _ Depuis quand vous volez à son secours ? dit Toby. _ Est-ce que j'ai bien entendu ce que j'ai entendu ? demanda une troisième voix féminine derrière celles des deux hommes. Josh se prit la tête entre les mains, et Sam jeta un regard au ciel, en quête d'une aide divine. _ CJ, avant que tu te fasses de fausses idées, commença Josh. _ Sam, comment est-ce que tu as pu… Elle était tellement énervée qu'elle ne parvenait pas à finir sa phrase. _ CJ, si Josh… _ Les journalistes réclament une copie de ce fichu discours, et le président aimerait prendre connaissance de son contenu avant qu'il ne le lise devant les médias du monde entier. Je leur dis qu'un imbécile l'a embarqué par mégarde ? Ou je nous fais sauter dans un autre fuseau horaire pour vous laisser le temps d'arriver ? _ Si Josh savait conduire et ne s'était pas mis en retard à cause de son imprévoyance chronique je serais à la Maison Blanche depuis plus d'une heure. _ Peut-être, mais moi je n'ai rien à voir avec le fait qu'on se retrouve avec l'unique copie du discours sur les bras. _ Mais tu as quelque chose à voir avec le fait qu'on se retrouve avec l'unique copie du discours ici ! rétorqua Sam, décidé à ne pas s'avouer vaincu. _ Est-ce que vous pourriez arrêter vos chamailleries, dignes d'enfants de 10 ans ? hurla CJ. _ On vous entend du bureau ovale, qu'est-ce qui se passe ici ? La troisième guerre mondiale aurait-elle commencé sans qu'on me prévienne ? dit une voix enjouée derrière les cris de l'attaché de presse. _ Monsieur le Président, salua CJ en baissant immédiatement d'un ton. _ On va être les premières personnes virées de la nouvelle année, murmura Josh sur un ton mélodramatique qui aurait fait éclater de rire Mac si le sens de ces paroles n'était pas si grave. Sam ne dit rien. Il relisait le discours avec un air circonspect, attendant la dernière touche aux réprimandes de leurs patrons. _ Alors ? Qu'est-ce qui se passe ? répéta Jed comme personne ne semblait pressé de parler ou ne savait par où commencer. _ Des petits problèmes de coordination, répondit Toby évasif. Rien de grave. _ On a dû vous entendre dans tout Washington, Toby. Alors ne me dites pas qu'il s'agit de problèmes de coordination. CJ, vous avez retrouvé mon discours ? _ Oui. Sam ferma les yeux, sentant le pire arriver. _ Et… ? _ Sam l'a entre ses mains en ce moment, monsieur. _ Et où est Sam ? dit Jed qui sentait qu'il mettait le doigt sur un point réel du problème de coordination cité par Toby. _ Quelque part dans Washington ! explosa Toby en se penchant vers le micro du téléphone. _ A 20 minutes de la Maison Blanche, pour être exact, dit Sam d'une voix penaude. Jed observa avec incrédulité l'interphone d'où était sortie la voix de Sam. _ Josh et lui sont rentrés dans la voiture du Juge Avocat Général, compléta Léo, expliquant le fait qu'ils étaient encore en train de parler alors que l'heure tournait. _ Je n'étais pas au volant ! s'exclama promptement Sam. _ Je suis rentré dans la voiture du Colonel Mackenzie, pas dans celle de l'Amiral, rectifia précipitamment Josh, soucieux de ne se mettre personne à dos, d'autant qu'il venait de comprendre pourquoi Léo et l'amiral se connaissaient, et qui était l'homme qui le regardait actuellement avec un air qui aurait fait trembler n'importe qui. Le président parut prendre les évènements avec un calme exemplaire au vu de la situation - peut-être jugea-t-il inutile de rajouter une couche supplémentaire aux reproches ou plutôt aux cris, que Toby, Léo et CJ avaient déjà suffisamment exprimés. _ Très bien. Sam, je me fous de comment vous allez vous débrouiller, mais je veux que dans une demi-heure, vous soyez à la Maison Blanche et que j'aie mon discours entre les mains. Amiral Chegwidden, vous êtes là ? _ Oui, monsieur. _ Où alliez-vous avant que les membres de mon staff ne vous coupent dans votre élan ? Josh fut sur le point de corriger la phrase, mais il jugea bon, au regard que tout le monde lui lança - les militaires comme Sam - de s'abstenir. _ A une réception au Pentagone, monsieur. _ Et bien, si vous êtes intéressé, vous êtes tous invités à la Maison Blanche. L'amiral Chegwidden interrogea du regard ses amis. Mac et Harm haussèrent les épaules, tentés par un Jour de l'An à la Maison Blanche - avec un peu de chance, ça leur permettrait d'éviter certains gradés du Pentagone qu'ils n'avaient pas trop envie de revoir, et puis ça ferait un peu de changement. Bud et Harriett avaient l'air plus enthousiaste - ils n'étaient allés à la Maison Blanche qu'en de très rares occasions, et une réception là-bas les tentait. _ Merci, monsieur, répondit Chegwidden. Ce sera avec honneur. _ Parfait. C'est réglé. Sam, l'heure tourne. Et sur ce, il raccrocha. Sam poussa un gémissement de désespoir. _ C'est la dernière fois que je monte avec toi dans une voiture ! s'écria-t-il à l'encontre de Josh. Merci pour le soutien ! _ Je ne suis pas seul responsable de l'accident. Qui est-ce qui n'a pas cessé de se plaindre de ma conduite durant toute la soirée ? Sam plia en deux les feuilles du discours, les tenant toujours serrées contre lui, de crainte qu'elles ne s'envolent, et il demanda à Harriett : _ Quelle heure est-il ? demanda-t-il. _ Pratiquement 23 heures 20. _ Josh ? dit-il en espérant que la déclaration de l'heure le fasse redevenir sérieux. Il avait eu raison, car son ami était remonté dans la voiture, et tentait de faire redémarrer son moteur. Au quatrième essai, le moteur rugit dans un drôle de bruit sourd qui n'inspira confiance à personne. _ On se retrouve à la Maison Blanche, alors, dit Sam aux militaires. Le fait qu'ils étaient rentrés - selon toute probabilité - dans des avocats du JAG le perturbait quelque peu. _ A tout de suite, répondit Mac. Depuis qu'elle avait entendu les cris de leurs patrons, et la voix du président, elle semblait beaucoup plus calme, et même quelque peu amusée par la situation. _ Vous voulez que je monte avec vous ? demanda l'amiral. Elle venait quand même d'avoir un accident. _ Non, merci. Pas d'inquiétude, tout va bien. Puis, se tournant vers Josh qui n'avait pas encore fermé sa portière : _ Vous êtes sûr de savoir où se trouve la Maison Blanche ? _ Vous voulez que je vous montre la voie ? s'enquit-il d'un ton chevaleresque. Mac ne prit pas la peine de répondre et remonta dans sa voiture. Tout le monde faisait de même. Josh regagna la route le premier. Et il lança sa voiture - qui paraissait soudain très branlante - dans une descente. Sam constata qu'accident ou pas, Josh n'avait rien changé à sa façon de conduire, à son plus grand damne. Heureusement le trajet jusqu'à la Maison Blanche se fit plus calme. Les deux voitures des avocats du JAG les suivaient, et Josh s'efforça d'adopter un style de conduite moins suicidaire. De plus, il savait réellement où il allait ( même s'il ne savait pas combien de minutes le " raccourci " pouvait prendre ). Après un quart d'heure, ils débouchèrent sur Pennysilvania Avenue. Il leur fallut encore quelques minutes pour arriver en vue de la Maison Blanche. Ils passèrent les contrôles en quatrième vitesse - le président avait dû prévenir les services secrets ou les services secrets avaient eux-même pris l'initiative en entendant la conversation téléphonique. Les horloges de l'aile ouest, contrôlées par la marine, indiquaient 23 h 43 quand ils y débouchèrent. _ Voilà le discours, déclara Sam en tendant les feuilles à Toby qui ne lui adressa même pas un regard. Ginger arriva aux nouvelles dès que Toby se fut tourné vers Bonnie pour exiger une tonne de photocopies, dont la première pour le président. _ Alors il paraît que vous avez eu un accident ? demanda-t-elle. _ Comment est-ce que vous savez déjà ça ? s'étonna Josh. _ Toby n'avait pas fermé la porte quand il a appelé, Sam, glissa Cathy en passant à côté d'eux. _ Il paraît même que vous êtes rentrés dans la voiture de l'Amiral Chegwidden, le Juge Avocat Général, ajouta Ginger avide de détails. Cela fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase ; la mauvaise version de l'histoire semblait déjà avoir cheminé dans les couloirs de la Maison Blanche à grande vitesse. _ Je ne suis pas rentré dans la voiture de l'Amiral, Ginger ! s'écria Josh d'un air outré en faisant se retourner tous les collaborateurs qui s'affairaient encore dans les bureaux. _ Non, il est rentré dans la mienne, corrigea Mac en débouchant à son tour dans l'aile ouest. _ Ah ! Vous voyez ! s'exclama Josh avec un air de triomphe. Sam lui lança un regard suffisamment éloquent pour lui faire comprendre qu'il valait mieux stopper là les dégâts. _ Bon, reprit Josh, colonel, si vous et vos amis voulaient bien me suivre, je vous conduis à la réception. _ Mais on vous suit, monsieur Lyman. _ Josh, rectifia-t-il, content malgré tout qu'elle sache qui il était. Quelques minutes plus tard, dans la salle de réception où la fête du réveillon était organisée, le Président et la Première Dame firent leur entrée. Josh avait présenté les avocats du JAG à CJ et à Donna - cette dernière ne manquant pas, par quelques mots acerbes, de lui faire part de ce qu'elle avait entendu sur leur excursion de la soirée et sur l'accident - mais CJ, elle, s'était calmée. Carol s'était chargée de remettre les copies à la presse. Le président avait eu le temps de prendre connaissance de son discours, histoire de bien maîtriser le ton de chaque phrase. La nouvelle année pouvait commencer. _ Je suis ravi de vous voir tous réunis pour fêter ainsi notre Premier Jour de l'An dans ce lieu. L'année qui s'est écoulée a été riche en surprises et en émotions, je souhaite que la prochaine le soit tout autant, déclara le président en levant son verre de champagne. Les invités l'imitèrent. Ils portèrent un toast. Et le président commença le décompte. _ 10… 9… 8… 7… 6… 5… 4… 3… 2… 1… Bonne année 1999 à tous ! Josh se tourna vers Mac. _ Sans rancune ? lui demanda-t-il en lui souhaitant une bonne année. _ Dès que vous aurez rempli et signé le constat qui vous donne tous les torts, rétorqua-t-elle avec un sourire qui démentait son ton froid. _ Ce que Josh ne manquera pas de faire, renchérit Sam à qui le soulagement d'être arrivé à temps ne faisait pas oublier qu'une grande partie de ce qui s'était passé ce soir était de la faute de son ami. _ J'en suis persuadée, déclara Mac en levant son verre en direction de Sam, et en éclatant de rire en voyant Bud aux prises avec une Harriett mécontente d'avoir reçu du champagne sur son uniforme blanc. Harm s'efforçait de calmer Harriett, alors qu'il venait d'engager la discussion avec une jeune femme blonde qui s'était présentée comme étant l'assistante de Josh. L'Amiral Chegwidden avait rejoint Léo McGarry, et lui racontait sa soirée. Au regard incrédule que le secrétaire général de la Maison Blanche lança à Sam et à Josh, ces derniers jugèrent préférable de ne plus jeter un seul coup d'œil dans cette direction.
FIN
!!!! BONNE ANNEE 2003 A TOUS !!!! ( même si cette fic, une fois postée, peut faire office de souhaits / meilleurs vœux pour les années à venir - elle a un caractère universel ;-) Bon. La bouteille est vide. Je vois plus trop les touches du clavier ( ou sinon je les vois en double, et mon petit doigt me dit que c'est pas trop normal - d'ailleurs, un doigt qui parle, ça non plus, c'est pas normal, réflexion faite ). Il est 3 :30 du matin, le 01/01/2003. Je m'en vais me coucher. Envoyez moi un feedback ( Lyrys_in_love@yahoo.fr ) pour me dire ce que vous avez pensé de la fanfic ( pas pour me raconter votre réveillon… ) |