:: The West Wing : Les Couloirs de la Maison Blanche ::

Salle de Briefing

Bureau Ovale

Salle Roosevelt

Communication

 

Et le gagnant est …

Géraldine

 

Catégorie : Fluff, Sam – Hoynes

Rating : G

Résumé : Un sondage embarrasse Sam et Hoynes.

Disclaimer : Ils appartiennent à Aaron Sorkin, John Wells Productions, NBC, Warner Brothers, et j'espère que je n'ai oublié personne. Je ne gagne pas d'argent avec cette histoire. Bla-bla-bla.

Note : Oui, c'est du fluff. Oui, le seul but était de mettre Sam et Hoynes dans la même pièce. Oui, je l'ai écrite parce que je m'ennuyais. Non, je n'ai pas de vie.

 

 

Et le gagnant est …

 

 

Sam se dirigea droit vers son bureau, faisant tout ce qu'il pouvait pour ne pas prêter attention aux rires étouffés et aux regards en coin que lui lançaient les membres du staff qu'il croisait. Il haïssait la vie publique, parfois. Comme aujourd'hui.

Il fit irruption dans son bureau sans faire attention à ce qu'il faisait. Il était presque arrivé à sa chaise quand il remarqua la banderole.

" NOUS SOMMES TOUS FIERS DE TOI, SAM. "

Il grogna. " Josh ! " C'était forcément son ami qui avait fait ça.

Un bruit derrière lui le fit se retourner. Toby était sur le pas de la porte, et il avait l'air très amusé.

Sam soupira. Il n'avait pas fini d'en entendre parler.

Son patron le fixait. " Jolie photo dans le magazine ", dit-il.

" Toby - "

" Non, vraiment, le noir te va bien. Ça a été pris quand ? "

" Toby, je n'ai vraiment pas envie de parler de ça avec toi. "

" Oh, mais tu ne penses pas sérieusement que tu vas t'en tirer comme ça… Sérieusement, Robin, la célébrité est là, à ta porte. Tu devrais en profiter. "

" Hey, Spanky ", lança CJ en rejoignant Toby près de la porte. " Comment ça va ? "

" Oh mon Dieu ", pensa Sam. Il avait la nette impression qu'il ressemblait à un lapin pris dans les phares d'une voiture, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Cette journée allait être un enfer. En fait, cette semaine allait être un enfer. Peut-être même le mois suivant. Et il priait déjà pour qu'une urgence nationale détourne l'attention de ses collègues.

Josh se joignit aux autres. " Léo nous attend dans son bureau ", dit-il avant d'ajouter, dans un rire difficilement étouffé, " Sam, ça va ? Je te trouve un peu pâle. "

Bien entendu qu'il avait l'air pâle. La réunion allait être une horreur. Et connaissant le Président, il allait certainement venir s'amuser un peu à ses dépens, lui aussi.

La journée allait être longue.

" Je hais ma vie ", pensa Sam. " Je la hais, vraiment. "

 

*****

Six heures plus tard, il avait décidé de se cacher dans son bureau pendant que les autres s'amusaient. Personne ne semblait comprendre pourquoi il était si mal à l'aise mais voir toutes les femmes de la Maison Blanche le regarder avec une envie feinte et tous les hommes faire semblant d'être jaloux l'embarrassait beaucoup.

Il entendit du bruit dehors, mais il avait fermé la porte et il n'avait pas la moindre intention de l'ouvrir dans un avenir proche.

Un coup frappé à la porte le fit grimacer. Il voulait juste qu'on le laisse être malheureux tout seul dans son coin, c'était si dur à comprendre ?

" Entrez ", dit-il, résigné.

A sa surprise, la personne qui entra n'était pas une assistante venant faire de sa vie un enfer.

" Monsieur le Vice Président ", dit-il en sautant sur ses pieds.

" Asseyez-vous, Sam. On est dans votre bureau. J'espère que je ne vous interromps pas. "

" Non, Monsieur. "

" Je voulais… " Hoynes avait essayé de sourire, mais il n'en pouvait plus. Il s'effondra dans un siège, abattu. " Seigneur, c'est affreux. "

" Je sais, Monsieur. "

Sam regarda à nouveau le magazine sur le bureau. Le magazine qui publiait une série de sondages chaque année. Les acteurs les plus sexy, les femmes politiques les plus sexy … les hommes politiques les plus sexy. Ce dernier sondage étant la cause du mauvais jour que Sam et Hoynes étaient en train de passer.

Ils avaient été élus " hommes politiques les plus sexy ", ex æquo. Et les blagues et les allusions pas très subtiles avaient commencé.

" Comment vous tenez le coup ? ", demanda Hoynes.

" Je hais ma vie ", expliqua Sam.

" Moi aussi. Tout le monde rit de moi dans mon dos ", se plaignit Hoynes.

" Ils n'essayent même pas d'être discrets avec moi, Monsieur. Ils se contentent de rire. Fort. Surtout Josh. Ce qui est un peu ironique quand on sait qu'il était l'un des dix finalistes. Et qu'il a un fan club. "

" Oui. Bon, soyons honnêtes deux secondes, je ne crois pas qu'un de nous deux aurait été gentil avec lui s'il avait été élu. "

Sam réfléchit à ça une minute. Il devait admettre que le Vice Président avait raison. Après tout, il riait de Josh et de son fan club. Mais quand même, son ami pourrait être un peu plus compatissant.

" Je vais dans un bar et en revenir saoul ", dit-il, à personne en particulier. "  Spectaculairement saoul. Tellement saoul que je tomberai dans le coma et que quand je me réveillerai, la semaine sera finie, ou on aura déclaré la guerre à quelqu'un, ou les extra-terrestres nous auront envahi, et je n'aurai plus à affronter ça. "

" Ca m'a l'air d'être un bon plan ", dit Hoynes, presque avec regret.

" Ouais. "

Les deux hommes restèrent assis en silence un moment, savourant la tranquillité du bureau. Sam n'avait jamais vraiment eu une chance de bien connaître Hoynes, mais il se rendait compte qu'il avaient beaucoup à partager en ce moment.

Il entendit son estomac gronder. Il avait demandé à Bonnie de lui rapporter quelque chose du mess, mais elle avait répondu que la célébrité était en train de lui monter à la tête et qu'il n'avait qu'à aller acheter un sandwich lui-même. Il n'avait pas osé sortir tout seul, donc il n'avait pas mangé.

Il y eut un coup à la porte et Sam soupira. Son seul allié potentiel était avec lui, ça ne pouvait donc pas être une bonne nouvelle. Lançant un regard d'excuse à Hoynes, il cria : " Entrez. "

Le député Russel entra dans le bureau, sûr de lui, vit qui était avec Sam et stoppa net. " Monsieur le Vice Président ", dit-il nerveusement.

" Bonjour, Député ", dit Hoynes en lui serrant la main avant de se tourner vers Sam. " Sam, je dois y aller ".

" Oui, Monsieur. Passez une bonne journée. "

C'était sa façon de lui dire " Soyez fort " sans le dire et Hoynes comprit.

" Vous aussi. "

Hoynes parti, Russel dévisagea Sam. " Alors… J'ai lu le magazine. "

Sam décida brusquement qu'il en avait assez. Il avait supporté les blagues de ses amis, les regards en coin, les ricanements, mais il n'allait sûrement pas laisser un député se moquer de lui sans réagir.

" Oui, ils ont pris de bonnes photos, n'est-ce pas ? ", dit-il poliment. " Bien, si nous en venions à la raison de cette réunion ? Après tout, je ne serai plus là très longtemps. Etant donné que j'ai atteint mon but – qui était d'être élu l'homme politique le plus sexy – je ne vois pas pourquoi je devrais rester plus longtemps à washington. La pluie qui tombe dix mois sur douze ici n'aide pas mon bronzage, et ça pourrait gâcher mes chances de devenir une star à Hollywood. Donc, au sujet des crédits pour les enseignants… "

Le regard perdu de Russel justifiait à lui seul sa sortie. Avec la moitié de son attention dirigée vers le problème qui les occupait, il commença à mettre au point un moyen de se venger de ses collègues.

Sam eut un sourire féroce.

Fini le temps de la chasse. Le temps de la revanche était venu.

 

 

FIN

 

Je lirai vos insultes à cgfanficbe@yahoo.fr

 






Retour dans le Hall d'Accueil