:: The West Wing : Les Couloirs de la Maison Blanche ::

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Bureau Ovale

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Communication

 

Aprés ça


Auteur : Géraldine
E-mail :
aka_johnlennon@yahoo.fr
Catégorie : En rapport avec un épisode.
Personnage(s) : Sam.
Rating : Tout public.
Résumé : Après " Riposte proportionnelle ", Sam écrit à sa sœur.
Disclaimer: Ils sont à Aaron Sorkin et Cie. Ils ne sont pas et ne seront jamais à moi (encore que je ne dirais pas non). Je ne touche pas d'argent pour cette histoire, je l'ai écrite pour m'amuser.
Spoilers : " Les foudres du ciel ", " Post hoc ergo propter hoc " et " Riposte proportionnelle ".

Feed back : S'il vous plait.

J'espère que cette histoire n'a pas été écrite pas quelqu'un d'autre : le monde des fan fics West Wing est grand, et je n'ai sûrement pas tout lu.




Après ça

Géraldine



Washington

Maison Blanche

6 octobre 1999

23 heures


Sam ferma la porte de son bureau et s'assit en soupirant. La journée avait été épuisante. D'abord la discussion avec CJ, puis l'annonce des frappes et la précipitation pour écrire le discours que devait prononcer le Président…Malgré tout, il n'avait pas envie de retourner chez lui. Aucun des conseillers n'était encore reparti, d'ailleurs. Ils étaient tous au calme dans leurs bureaux respectifs, réfléchissant probablement, comme lui, aux implications de cette journée, tâchant d'en absorber l'impact.

Ils n'étaient pas prêts. Mais comment se préparer à ce genre de situation ? Les présidents étaient élus pour prendre ces décisions mais tous espéraient ne jamais avoir à le faire.

Dans des moments comme celui-ci, il avait envie de contacter les conseillers de l'administration précédente et de leur demander comment ils s'y prenaient pour gérer ces crises à un niveau personnel. Il se demandait parfois si le Président y pensait, lui aussi.

Secouant la tête, il prit un des dossiers se trouvant sur son bureau ; il arriverait peut-être à travailler encore un peu avant que Josh ne vienne lui demander de l'accompagner se saouler.

La conclusion typique d'une dure journée pour Josh. Peut-être parviendraient-ils à traîner Toby avec eux ; il avait envie de soutirer à son chef plus de détails sur l' " enquête " lancée contre Bertram Coles.

Un papier tomba par terre et il se pencha pour le ramasser. Il reconnut l'écriture de sa sœur et sourit pour la première fois de la journée. Il avait pris la lettre avec lui dans l'espoir d'y répondre en déjeunant, mais bien sûr, il avait été trop occupé.

Sa sœur vivait à Chicago ; ils se voyaient rarement, très pris par leurs professions respectives. Pour compenser, ils s'écrivaient aussi souvent que possible. Ils essayaient bien de se téléphoner, mais la plupart du temps, ils ne parvenaient pas à se joindre, trop accaparés par les réunions et les dossiers sur lesquels ils travaillaient. Le courrier était plus lent, mais du moins étaient-ils sûrs de pouvoir dire ce qui leur tenait à cœur sans être interrompus.

Décidant que son dossier pouvait attendre, il prit son bloc et se mit à écrire.




Washington, le 06/10/1999.


Hello, p'tite sœur


Je sais que tu aimes recevoir des " vraies " lettres mais quand même, tu ne crois pas que nos contacts seraient grandement facilités par l'utilisation du téléphone, ou mieux encore de l'e-mail - tu sais, cette merveilleuse invention qui permet d'envoyer du courrier (tiens-toi bien) instantanément !!!

Cette petite mise au point technologique terminée, comment vas-tu ? Merci pour les photos de ma nièce, au fait. C'est fou ce qu'elle grandit vite. J'aimerais bien la voir plus souvent. En fait, j'aimerais tous vous voir plus souvent. J'espère que je pourrai me libérer pour Thanksgiving.

J'ai parlé aux parents hier. Ils disent que tu ne les appelles pas assez. Et je suis presque sûr qu'ils te disent la même chose à mon sujet.

Au boulot, la semaine a été…dure. Je sais, pour quelqu'un qui écrit des discours, je pourrais trouver mieux comme qualificatif, mais là, j'ai usé mon quota d'intelligence et de subtilité pour la semaine. Je suppose que tu sais de quoi je parle. Oh, bien sûr, il faudrait que tu sois sourde ou aveugle pour ne pas le savoir…Je me demande ce qu'il a ressenti en ordonnant ces frappes. Comment peut-on prendre ce genre de décisions, puis continuer à vivre normalement ? Je crois que Léo l'a aidé à gérer la situation, mais…bon, je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je l'ai vu après l'annonce en direct. Il avait l'air mieux, mais on voyait que cette responsabilité lui pesait.

Oh, petite parenthèse : n'hésite pas à me dire que tu as trouvé cette annonce inspirée, rassurante, intelligente, éloquente… Tu sais que j'ai bossé dessus autant que Toby. Il n'a presque pas critiqué mon style, au fait. C'est te dire si on était tous perturbés par cette situation.

Pour en revenir à ce que je disais plus haut, il a été sur les nerfs toute la semaine. Le fait qu'il connaissait un des militaires n'a pas aidé, bien sûr. Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit : ça aurait été dur quelles que soient les circonstances, mais c'est toujours pire quand quelqu'un qu'on connaît… Il était apprécié par tout le monde ici. Mme Landingham lui donnait des cookies, c'est un signe qui ne trompe pas.

Josh a trouvé un nouvel assistant personnel pour POTUS. Le gosse est arrivé au beau milieu de cette panique, je crois qu'il a eu un peu peur. Tu aurais dû le voir quand Josh lui posait les questions, il avait l'air tétanisé. Je crois qu'il sera bien. Après tout, il ne s'est presque pas laissé démonter par un Président en pleine crise de rage ; moi, la première fois que j'ai vu le Gouverneur Bartlet en colère, j'ai sérieusement considéré l'exil. Et il n'en avait pas après moi…Pour en revenir à l'assistant (Charlie), tu aurais dû le voir avec nous derrière les caméras, dans le Bureau Ovale. Il avait l'air…émerveillé, je suppose, même si étant donné les circonstances, ce n'est pas vraiment un mot approprié. Nous aussi, on ressent encore ce petit frisson parfois, quand on se rend compte qu'on fait l'histoire…

Pour répondre à ta question (très indiscrète) sur ma vie privée, il y aurait bien eu quelqu'un mais malheureusement, ça ne va pas être possible. Et je ne vais pas te dire pourquoi, parce que j'ai eu une longue discussion avec CJ à ce sujet et que j'essaye encore de me calmer.

Je crois que Josh ne devrait plus tarder à venir me demander de le suivre au bar le plus proche. Ça va être déprimant, personne n'a vraiment le cœur à rire pour l'instant, mais ça nous aidera sans doute à faire tomber la pression.

A bientôt, et embrasse la famille pour moi,

Sam



**********



Washington

Maison Blanche

15 octobre 1999

7 heures 30


Sam s'assit à son bureau et se dépêcha de manger le dernier beignet. Il lui restait à peine cinq minutes avant la réunion et s'il ne l'avait pas fini d'ici là, Cathy le mangerait avant qu'il revienne.

Profitant du calme régnant dans les bureaux des communications, il jeta un rapide coup d'œil à son courrier personnel. N'ayant pas eu le temps de le lire avant de partir ce matin, il l'avait pris avec lui. Comme il l'espérait, la réponse de sa sœur était arrivée. Après être allé fermer la porte de son bureau, il se rassit et se mit à lire.





Chicago, le 13/10/1999.


Hello, p'tit frère


Là, tu en as trop dit ou pas assez. Qu'est-ce qui cloche chez cette fille ? Et pourquoi CJ s'en est-elle mêlée ?

Oui, je suis bien au courant qu'il existe une chose appelée internet. Pour qui tu me prends ? Je trouve que c'est un moyen de communication froid et impersonnel, c'est tout… Fais un effort, imagine-toi au temps des pionniers, quand ils s'envoyaient des lettres de plus de dix pages d'un bout à l'autre du continent. Le bon temps, quoi. Et EUX utilisaient du vrai papier à lettres ; sérieusement, c'était quoi ce papier que tu as utilisé la dernière fois ? Ces affreux blocs professionnels…Je les utilise toute la journée, je n'ai pas envie d'en retrouver chez moi en rentrant.

Ta nièce te dit bonjour. Si elle continue comme ça, elle pourra te glisser des petits mots dans quelques semaines. Nick te salue aussi. Son partenaire de poker lui manque.

J'adorerais te voir pour Thanksgiving, j'espère que tu pourras te libérer. Et bien sûr que les parents me disent que tu ne les appelles pas assez (fils indigne !).

J'ai vu l'annonce, bien sûr. Comme le reste du pays. J'ai trouvé le Président très bien ; sobre, rassurant, calme…Je n'ose pas imaginer la pression qu'il devait y avoir " en coulisses ". Et pour répondre à ta question, je ne sais pas comment on peut vivre avec ce genre de décision. Je suppose que la réponse est " comme on peut ". Mais je ne m'inquiète pas pour lui ; je ne l'ai rencontré qu'une fois, mais il m'a semblé le plus solide d'entre vous. Ce qui est rassurant si on considère qu'il dirige la plus grande puissance du monde.

Je suis sur une grosse affaire, qui va être très médiatisée, alors il n'est pas exclu que tu me voies aux infos, à l'occasion… Tu me préparerais une déclaration, si je te le demandais gentiment ?

A bientôt, prends soin de toi,

Claudia

PS. Oh, désolée, j'allais oublier : la déclaration était très bien. Toby a bien écrit (sourire diabolique).

PPS. Mon Dieu, mon petit frère qui fait l'histoire ! Je suis fière de toi, Sam.





Sam souriait encore quand Cathy frappa discrètement et ouvrit la porte. " C'est l'heure de votre réunion ".

" Merci, j'y vais ".

Il lança la lettre dans un tiroir et rassembla ses affaires. Alors qu'il passait près de son assistante, il lui sembla qu'elle cherchait quelque chose du regard.

" Si c'est le beignet que vous cherchez, je l'ai déjà fini ".

Elle s'empourpra, comme il s'y attendait, et il s'éloigna sans attendre de réponse. Une petite victoire peut-être, mais une victoire quand même.

Souriant, il se dirigea vers le bureau de Léo.

FIN






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